Côte d’Ivoire : l’ARTCI veut mettre fin à l’« Internet araignée »

L’ARTCI sensibilise les populations aux bonnes pratiques.

Dans un communiqué publié le 19 mars 2026, l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI) alerte sur la recrudescence du phénomène dit d’« Internet araignée » à Abidjan et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.

Selon le régulateur, cette pratique « consiste à utiliser un abonnement Internet souscrit à titre privé […] pour redistribuer ou revendre l’accès au public au moyen d’installations Wi-Fi extérieures ». Une dérive qui échappe au cadre formel et fragilise l’organisation du marché. La pratique est communément appelée “ Wifi Zone” en Côte d’Ivoire.

Le message est sans ambiguïté : « cette activité est strictement interdite par la réglementation en vigueur ». L’Autorité rappelle également que « toute fourniture de services d’accès à Internet au public est soumise à l’obtention préalable d’une licence individuelle ou d’une autorisation générale », conformément à la législation sur les communications électroniques.

L’arsenal juridique autour de la commercialisation de l’accès à internet a été rappelé dans le communiqué de l’ARTCI. Les auteurs de ces installations illégales risquent la saisie de leurs équipements, ainsi que des sanctions administratives et pénales.

Dans ce contexte, l’Autorité invite les populations à privilégier les circuits officiels pour tout abonnement Internet. Elle rappelle que seuls les opérateurs dûment habilités sont autorisés à fournir ce type de service, parmi lesquels figurent notamment Moov Africa Côte d’Ivoire, MTN Côte d’Ivoire, Orange Côte d’Ivoire ou encore plusieurs fournisseurs spécialisés.

Au-delà du rappel à l’ordre, l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire annonce une intensification de ses actions sur le terrain. Elle affirme qu’elle « poursuivra et intensifiera les opérations de contrôle et de sensibilisation » en vue de « préserver un cadre concurrentiel équitable […] notamment celui des consommateurs ».

Dans un marché en pleine expansion  avec 13,4 millions d’utilisateurs Internet à fin 2025 pour un chiffre d’affaires estimé à 158 milliards FCFA au deuxième trimestre 2025, selon les données de l’ARTCI,  l’enjeu dépasse la simple régulation : il s’agit aussi de structurer un secteur stratégique en forte croissance.

C.A

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