72 heures après son arrestation : ce qui est exactement reproché à Damana Pickass

Damana Pickass risque gros.

On en sait davantage sur les motifs de l’arrestation de Damana Pickass. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan a annoncé, dans un communiqué rendu public ce jeudi, l’ouverture d’une information judiciaire contre Damana Adia Pickass, vice-président du Conseil stratégique et politique (CSP) du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPACI).

Selon le document signé de Braman Oumar Koné, l’ancien cadre de la Commission électorale indépendante (CEI) a été conduit ce jeudi à la section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan, après audition par les agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST), en présence de son avocat, Me Roselyne Aka-Séripka.

L’information judiciaire ouverte à son encontre porte sur une série de chefs d’accusation lourds, notamment actes terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales, outrage et voies de fait envers un bureau de vote, ainsi que participation et organisation d’une manifestation interdite. Le procureur évoque également la participation à un mouvement insurrectionnel, la destruction volontaire de biens publics et privés, l’apologie des crimes de guerre, le pillage, l’incendie volontaire, ou encore la détention illégale d’armes de guerre.

Ces infractions, précise le communiqué, sont prévues et punies par plusieurs textes légaux, qui laissent deviner le sort qui attend le proche de Laurent Gbagbo.

Le parquet souligne que ces faits, qualifiés de crimes graves contre l’État et l’ordre public, s’inscrivent dans un contexte marqué par la multiplication d’actes de défiance et de violences politiques dans le pays.

Pour rappel, le 2e vice-président du CSP du PPACI, en dépit des interdictions formelles du gouvernement, avait appelé à manifester, selon lui, contre le 4e mandat. Il a été arrêté mardi dernier à Bingerville, alors qu’il était entré en ‘’clandestinité’’.

MD

Related posts

Conseil d’Etat : Coulibaly-Kuibiert, nouveau président

Après 25 ans d’existence : le gouvernement dissout la CEI

Assemblée nationale : sept projets de loi adoptés à l’unanimité

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Lire la suite