A trois semaines de la présidentielle : le CNS interdit la marche du front commun

Le CNS juge anormales les critiques des décisions du Conseil constitutionnel.

Le Conseil national de sécurité (CNS), réuni ce jeudi sous la présidence d’Alassane Ouattara, a annoncé des mesures fermes pour garantir la sécurité à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre. Parmi celles-ci, figure l’interdiction des meetings et manifestations publiques visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel, dont la liste définitive des candidats a été publiée le 8 septembre.

Dans son communiqué consulté par nordsud.info, le CNS dénonce par ailleurs l’explosion « des propos xénophobes, haineux et subversifs » tenus par certains responsables politiques, ainsi que la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public. Le gouvernement a instruit les ministres en charge de la Justice et de la Sécurité à prendre toutes dispositions nécessaires pour maintenir l’ordre, y compris en interdisant les rassemblements de nature contestataire.

« Toute contestation des décisions du Conseil constitutionnel, de quelle que nature qu’elle soit, est illégale et expose ses auteurs aux sanctions prévues par la loi », souligne le document du CNS.

« Les ministres en charge de la Justice et de la Sécurité ont été instruits à l’effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour maintenir l’ordre et la sécurité, y compris l’interdiction des meetings et manifestations publiques visant à contester les décisions du Conseil constitutionnel », précise le communiqué.

Cette décision compromet directement la marche projetée par le front commun formé par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPACI), prévue ce samedi 4 octobre à Abidjan. Cette manifestation, annoncée comme une démonstration de force de l’opposition, est ainsi implicitement annulée.

Parallèlement, le CNS s’est félicité de la mise en place de l’opération « Espérance », mobilisant 44 000 éléments des Forces de défense et de sécurité pour sécuriser le scrutin, et de la mobilisation des acteurs traditionnels, religieux et de la société civile en faveur d’une élection apaisée.

MD

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