Des centaines de personnes venues des quatre coins du pays, des hauts cadres et des militants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et pour la paix (Rhdp), ont rendu hommage ce jeudi 8 juillet 2021 au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.
Du chef du gouvernement Patrick Achi, au directeur exécutif du Rhdp, Adama Bictogo, en passant par le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, on a rivalisé ce jeudi d’anecdotes à l’endroit d’Amadou Gon Coulibaly (AGC). Un an, jour pour jour, après son décès, AGC fait encore vibrer la corde sensible. La cérémonie d’hommage organisée ce 8 juillet au Sofitel Hôtel Ivoire de Cocody, a rassemblé une foule immense. Si bien qu’un espace a été aménagé à l’air libre pour accueillir des personnes sous des tentes, avec un écran géant.
Des cars venus de l’intérieur du pays parsemaient les trottoirs. Comme au stade d’Ebimpé le 17 mars dernier, Adama Bictogo a subjugué son auditoire par son témoignage. Il dépeint un homme qui a laissé derrière lui une «symphonie inachevée». Un homme si prévoyant qu’il avait jugé bon d’élaborer deux plans de campagne pour la présidentielle d’octobre 2020, avant son décès : un plan pour lui le champion du Rhdp désigné pour ce scrutin et un plan pour le chef de l’Etat Alassane Ouattara, au cas où… «Merci de m’avoir formé, moi le chef d’entreprise», dira ‘‘Bic’’.
Alpha Barry, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, qui est intervenu par visioconférence, se souvient de cette confidence qu’Alassane Ouattara lui a faite, un jour à Ouagadougou : «Lui (ndlr : AGC), il ne demande qu’à me servir».
L’image qu’il garde d’Amadou Gon Coulibaly est celle d’un homme tellement humble qu’il a refusé qu’on le décore. Tout simplement parce qu’il n’avait pas le droit de recevoir autant d’honneur devant le Président Alassane Ouattara.
Froid en public, mais chaleureux et sympathique en privé: voici, d’après M. Barry, qui était vraiment le lion de la cité du Poro.
«Un seul être vous manque et tout est dépeuplé», répète à son tour le Premier ministre Patrick Achi, pour périphraser le poète français, Alphonse de Lamartine. Pour le chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly était l’architecte d’Alassane Ouattara. Et, ce fut une évidence, «lorsqu’il fallut choisir de le suivre ». Qualifié de gardien du temple, de son vivant, AGC rappelle surtout, aux yeux des sympathisants du Rhdp, ce qu’est la dévotion pour une cause et pour un homme.
Raphaël Tanoh