Le 4e vice-président du PPACI, Justin Koné Katinan, a été placé sous mandat de dépôt et déféré à la section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan. Une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour plusieurs chefs d’accusation liés notamment aux troubles survenus pendant la période électorale de 2025.
Le dossier judiciaire de Justin Koné Katinan prend une tournure particulièrement lourde. Le 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPACI) a été placé sous mandat de dépôt, à l’issue de son audition par les enquêteurs de la Police nationale.
Selon un communiqué du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, publié ce vendredi 11 septembre 2026, le responsable politique a été gardé à vue puis déféré à la section antiterroriste du Tribunal d’Abidjan, où une information judiciaire a été ouverte à son encontre.
Cette décision intervient dans le cadre des enquêtes portant sur la participation présumée de Justin Koné Katinan aux troubles survenus durant la période électorale de 2025.
Le parquet indique que les officiers de police judiciaire avaient été instruits de l’entendre sur son implication présumée dans ces événements. À l’issue de son audition, il a été placé en garde à vue avant d’être présenté à la justice.
Une information judiciaire a finalement été ouverte contre lui, avec mandat de dépôt, pour une série de faits qualifiés de graves par le parquet.
Parmi les chefs d’inculpation cités figurent notamment les actes terroristes, l’attentat contre l’autorité de l’État, le complot contre l’autorité de l’État, la participation à un mouvement insurrectionnel et l’atteinte à l’ordre public.
Le parquet évoque également des faits d’apologie des crimes de meurtre, d’attroupement armé et non armé, de participation et d’organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée, ainsi que d’incendie volontaire de véhicule appartenant à autrui.
Le placement sous mandat de dépôt intervient quelques jours après une plainte déposée contre Justin Koné Katinan par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Le parti au pouvoir avait saisi, le lundi 7 septembre, le procureur de la République d’une plainte pour diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles par le biais d’un système d’information.
Après l’audition de la partie civile, Justin Koné Katinan avait été entendu par les enquêteurs de la préfecture de police d’Abidjan. À la clôture de cette enquête, le procureur avait demandé la transmission du procès-verbal en renseignement judiciaire en vue de la saisine du Tribunal correctionnel.
Mais parallèlement à cette procédure pour diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles, le parquet a engagé des investigations sur les événements de la période électorale de 2025.
Dans son communiqué, le procureur de la République rappelle une déclaration faite le 24 octobre 2025, au plus fort des tensions électorales. Il avait alors assuré que les actes de violence commis durant cette période ne resteraient pas impunis.
Les auteurs, complices et commanditaires, quelle que soit leur qualité, devaient, selon cette mise en garde, être recherchés, interpellés et jugés conformément aux dispositions légales.
Marc Dossa