Conflits intercommunautaires: Le Cndh invite le gouvernement à agir

Les confits inter-communautaires en Côte d’Ivoire doivent trouver des solutions.

Le Conseil national des droits de l’homme (Cndh) vient d’attirer l’attention du gouvernement sur les actes de violences survenus récemment en Côte d’Ivoire et l’invite à «renforcer toutes les mesures nécessaires et appropriées pour garantir le respect des droits à la vie, à la sécurité, à la paix». Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, Namizata Sangaré, présidente du Cndh, exhorte le gouvernement «à mener toutes les enquêtes en vue de situer les responsabilités pour garantir la non-répétition de ces situations dramatiques». 

Selon la structure, la résurgence des conflits intercommunautaires dans le pays devient inquiétante. De 2020 à ce jour, le Cndh dit avoir documenté 16 cas. «Le 3 mars 2022, un violent conflit sur le contrôle d’un territoire comprenant 6 villages a éclaté entre les communautés villageoises de Niellé à celles de Diawala, dans la région du Tchologo, occasionnant 7 morts et de nombreux blessés. Le 21 février 2022, un conflit foncier dans le canton de Noholo a opposé les populations de Farakoro (Séguélon) et celles de Lossingue (Madinani), causant 2 morts», a signifié Namizata Sangaré, dans son communiqué.

Le Cndh a également recensé le 27 décembre 2020, à Guezon (Bangolo), une bagarre entre des chasseurs traditionnels «dozos» et des jeunes Wê occasionnant 7 morts, de nombreux blessés et plusieurs habitations incendiées. Le 31 octobre 2020 également, selon la structure, le village de Téhiri dans la région du Gôh a été secoué par de violents affrontements intercommunautaires qui ont fait plusieurs victimes et de nombreux dégâts matériels lors de l’élection présidentielle de 2020.

Cela, indique la Cndh, a occasionné le déplacement de 1664 personnes vers les localités voisines. Parmi elles, se trouvent 443 élèves du primaire. Sans oublier, le 13 mai 2020, un conflit portant sur l’occupation de terres cultivables opposait 3 villages, Sianhala (Kouto), Fengolo (Madinani) et Yayere (Kaniasso), occasionnant 5 morts et une personne disparue, ainsi que plusieurs blessés. Le Conseil adresse ses sincères condoléances aux familles éplorées et exprime sa compassion à toutes les personnes blessées ainsi qu’aux personnes affectées directement ou indirectement par ces litiges.

Raphaël Tanoh

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