Crise du cacao : l’OPEECI alerte sur les risques de décrochage scolaire massif

L’OPEECI appelle le gouvernement à des mesures urgentes pour sauver l’école ivoirienne.

L’OPEECI tire la sonnette d’alarme face aux conséquences de la crise du cacao sur l’école ivoirienne. Dans un communiqué consulté par nordsud.info, l’organisation appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour éviter une aggravation de la situation sociale et éducative dans les zones rurales.

Selon l’OPEECI, la baisse brutale du prix bord champ du cacao, passé de 2 800 FCFA à 1 200 FCFA le kilogramme, plonge de nombreuses familles de planteurs dans une grave précarité financière. L’organisation dénonce notamment le fait que plusieurs cargaisons de cacao auraient été livrées et enregistrées sur la base de l’ancien tarif, sans que les producteurs n’aient perçu les paiements attendus avant la révision des prix.

Pour les parents d’élèves et d’étudiants, cette crise agricole risque désormais d’avoir de lourdes répercussions sur le système éducatif ivoirien. L’OPEECI estime que de nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité d’assurer les dépenses liées à la scolarité de leurs enfants, notamment les frais de transport, de logement, de fournitures et d’inscription.

« Fragiliser le planteur de cacao, c’est priver l’étudiant et l’élève ivoirien de son droit à l’éducation », souligne l’organisation dirigée par Claude Kadio, qui redoute un décrochage scolaire massif dans les régions rurales, si aucune solution n’est rapidement trouvée.

Face à cette situation, l’OPEECI formule plusieurs recommandations aux autorités. Elle plaide notamment pour le paiement intégral, au tarif initial de 2 800 FCFA, des stocks de cacao déjà enregistrés avant la baisse des prix. L’organisation demande également la création d’un fonds de soutien éducatif d’urgence destiné aux enfants des planteurs touchés par la crise.

Enfin, l’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue inclusif entre le gouvernement, les syndicats de producteurs et les associations de parents d’élèves afin de désamorcer les tensions sociales et préserver la stabilité de l’année académique.

Dans son plaidoyer adressé au président de la République et aux membres du gouvernement, l’OPEECI insiste sur la nécessité de protéger l’école ivoirienne face aux conséquences économiques de la crise du cacao, rappelant que « l’éducation demeure le premier pilier de l’émergence de la nation ».

BN

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