À l’occasion de la fête nationale du 7 août, le président Alassane Ouattara a pris d’importantes mesures de clémence en faveur des détenus de droit commun. Dans son message à la nation, il a annoncé la signature de deux décrets portant respectivement sur une grâce présidentielle et une remise de peine.
Le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2 064 détenus, tandis que le second prévoit une remise de peine au profit de 2 597 personnes dont le reliquat de condamnation est inférieur à 36 mois.
Au total, 4 661 détenus de droit commun, condamnés pour des infractions mineures, retrouveront prochainement la liberté.
En annonçant ces mesures, le chef de l’État a rappelé qu’elles s’inscrivent dans les prérogatives que lui confère la Constitution en matière de justice. Elles traduisent également la volonté du président de la République d’offrir une seconde chance à des personnes condamnées pour des faits de faible gravité, tout en contribuant à la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires.
Cette décision intervient dans un contexte où le gouvernement affirme poursuivre la consolidation de l’État de droit et le renforcement des institutions. Pour le président Ouattara, le développement durable du pays passe aussi par une justice qui conjugue fermeté, responsabilité et humanité.
Cette mesure de grâce constitue l’un des principaux actes présidentiels annoncés à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
M. Dossa