Guinée: Alpha Condé transféré chez sa femme

L'ex-président guinéen Alpha Condé et son épouse Djené Kaba à Paris en novembre 2018.

Un peu d’ai pour Alpha Condé. La junte guinéenne a annoncé lundi 29 novemvre 2021 le transfert de l’ancien président Alpha Condé, renversé le 5 septembre par les militaires et gardé «en lieu sûr» depuis, du Palais Mohamed V au domicile de son épouse dans le quartier de Dixinn Landréah, dans la banlieue de Conakry.

M. Condé, 83 ans, à la tête du pays pendant près de 11 ans, réside désormais au domicile de son épouse Hadja Djénè Kaba Condé à Dixinn, a dit la junte dans un communiqué lu à la télévision nationale.

Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte qui a pris la direction du pays après le putsch, « continuera à assurer à l’ancien chef de l’Etat un traitement digne de son rang, et ceci sans aucune pression nationale et internationale », dit le communiqué.

Changement de lieu, mais les conditions n’ont pas tellement varié : Alpha Condé a toujours droit aux services de son cuisinier, accès à son médecin personnel, mais pour le reste, les restrictions restent nombreuses. Il n’a pas le droit de sortir et n’a toujours pas accès à un téléphone, indique un de ses conseillers.

La libération de M. Condé fait partie des exigences de la Communauté des Etats ouest-africains (Cedeao), avec la tenue d’élections dans un délai de six mois. La Cedeao a suspendu la Guinée de ses instances et sanctionné individuellement les membres de la junte.

Le chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, qui s’est fait investir président de transition le 1er octobre, s’est engagé à rendre le pouvoir à des civils après des élections, mais a refusé jusqu’alors tout délai imparti à la transition. À moins de dix jours du sommet de la Cedeao, ce transfert est sans doute un signal d’apaisement lancé aux dirigeants ouest-africains. Les chefs d’État de la Cedeao exigent toujours des clarifications sur la durée de la transition.

Dans un entretien diffusé par la télévision nationale mi-novembre, il a assuré que l’intégrité physique et morale de M. Condé était protégée. Il n’a pas exclu que M. Condé soit jugé.

Bakayoko Youssouf

Related posts

Attaques à Bamako :le général Sadio Camara, N°2 du régime tué

Attaques terroristes au Mali : les FAMA affirment contrôler la situation

Présidentielle au Bénin : Paul Hounkpè reconnaît sa défaite face à Romuald Wadagni

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Lire la suite