La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne déroge pas à la règle et donne son carton rouge à la Guinée. En guise de réaction au coup d’Etat qui a renversé le numéro guinéen, Alpha Condé, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, réunis par visio-conférence, ce 8 septembre, ont annoncé la suspension de Conakry des instances de l’organisation sous-régionale.
Tout en exigeant la libération du président déchu, actuellement aux mains des putschistes, les responsables de l’organisation ouest-africaine ont concomitamment décidé de dépêcher une délégation de haut niveau en Guinée, jeudi 9 septembre, soit 24 heures après le sommet.
Le cycle de décisions subséquent au dernier coup de force perpétré au Mali a donc été réédité dans son intégralité. Au début de ce sommet extraordinaire dévolu à la situation socio-politique guinéenne, Nanan Akuffo Ado, le président du Ghana, qui préside par ailleurs aux destinées de la Cedeao avait planté le décor.
«Nous connaissons tous le sujet principal qui nous a amenés ici, à savoir l’incident malheureux et regrettable qui s’est produit en Guinée (…) L’objectif de la rencontre est de « discuter de notre réponse à cette violation claire de notre charte commune de bonne gouvernance dans la région Cedeao et donc (de déterminer, ndlr) quelles décisions nous voulons prendre en réaction » au putsch», avait-il souligné en préambule à cette réunion à laquelle a également pris part le président ivoirien Alassane Ouattara.
Charles Assagba