Qui voyage loin ménage sa monture. Ainsi la Commission Électorale Indépendante (CEI), de Côte d’Ivoire a-t-elle décidé de s’approprier cet adage, en prélude aux prochaines échéances électorales dans le pays.
C’est dans ce sens que cette structure en charge de l’organisation des élections a envoyé une délégation constituée de 3 commissaires Centraux (CC), dans la localité de Daloa, le jeudi 25 novembre 2021 à l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLOG). Les émissaires de la CEI, notamment Fernand Julien Gauze, Traoré Méfoua et Doumbia Soumaïla, dit Doumbia Major, 2ème Secrétaire permanent adjoint, ont animé une conférence débat à l’intention des Étudiants.
Cette activité se situe dans le cadre de la campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale qu’elle a initiée à travers le pays à l’endroit des populations afin que celles-ci soient instruites sur son rôle dans tout le processus de l’organisation des élections. Mais surtout à adopter un comportement citoyen au cours du ce processus, afin que les élections soient un instrument de renforcement de la paix sociale.
La grande conférence-débat avait pour thème: « L’Election, instrument de renforcement de paix sociale ». Ferdinand Gauze, commissaire central, a d’abord défini les élections comme un instrument qui sert à accéder au pouvoir, à le gérer et à assurer la tranquillité, qui devait servir au renforcement de la cohésion de la société et de paix dans le pays.Avant de noter que cette paix sociale peut être mise à mal par la qualité des élections.
Traoré Méfoua a, pour sa part, mis l’accent sur le rôle d’arbitre de la CEI dans des élections.
Composée de représentants du chef de l’État, des partis politiques, de la société civile, elle a pour rôle de garantir la transparence des élections qui sont une compétition en donnant les mêmes chances à tous les candidats durant tout le processus.
S’appuyant sur les exemples des élections précédentes en Côte d’Ivoire, dont certaines ont été émaillées de graves incidents et des violences, il a evoqué le rôle des jeunes en tant qu’acteurs dans ces manifestations liées aux élections.
Ainsi, les envoyés de la CEI les ont-ils exhortés, en tant que le futur et l’avenir de la Côte d’Ivoire à avoir un comportement citoyens et à agir en conscience avec eux-mêmes.
Pour Doumbia Major, il n’y a pas d’élections sans la participation citoyenne incarnée par les populations et un bon processus.
Les conférenciers ont invité les jeunes à s’approprier le processus, à se faire recenser et à s’inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir participer aux choix de leurs candidats.
La conférence a pris fin par un débat très animé au cours duquel les intervenants ont posé des préoccupations dont les réponses ont permis de faire la lumière sur plusieurs points liés au processus.
Bayo Fatim, Correspondant Régional