C’est parti depuis ce samedi 16 octobre pour la 27e édition du Fespaco, le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture au Palais des sports a réuni des milliers de personnes. Le Sénégal cette année est le pays invité d’honneur et les projections de films ont commencé avec ce pays.
La compétition officielle, les diffusions des films, documentaires et séries ont débuté ce dimanche 17 octobre, mais la cérémonie de lancement a clairement marqué les esprits.
Le Président Roch Kaboré a donné le clap d’ouverture de cette édition. Le chef de l’État s’est interrogé sur les difficultés dans le secteur du cinéma : «Quelles sont les contraintes, les perspectives du cinéma africain ? Il faudra que l’ensemble des acteurs de ce monde se penchent dessus pour que nous puissions lever tous les verrous qui empêchent le cinéma africain de prospérer.»
« On a tous besoin de la même chose : l’espoir »
Avec près de 40 danseurs et une superbe chorégraphie, le tout appuyé par des artistes réputés comme le Sénégalais Baaba Maal, Serge Aimé Coulibaly a a réussi son pari : redorer le blason du Fespaco, prouver que le Faso est bel et bien là. « On doit réunir toutes ses forces pour pouvoir montrer au monde qu’on reste debout, explique-t-il, qu’on est là sur nos jambes et qu’on est prêt à avancer malgré l’adversité. On a tous besoin de la même chose : l’espoir.»
Une posture revendiquée également par les responsables du Fespaco. « Le septième art, faut-il le rappeler, peut valablement défendre la paix en fléchissant toutes les formes d’intégrisme et d’extrémisme pour les militants en prison et défendre la solidarité entre nos peuples, souligne Salifo Taida, qui préside le comité d’organisation. Vive le cinéma africain ! Vive le Fespaco !»
Pendant une semaine, 239 films africains et de la diaspora de plus de 50 pays seront diffusés dans près d’une dizaine de salles.