Après le bel épisode de la Coupe d’Afrique des Nations qui a révélé au monde les capacités illimitées d’un peuple uni, c’est dans les tréfonds de notre histoire que, le Président Alassane Ouattara, est allé puiser les ressorts de notre impérieuse unité nationale.
Dans son message à la nation, le Président de la République, rappelle à chaque filles et fils de « notre beau pays », l’impérieux devoir de préserver la paix et l’union. Pour ce faire, il rappelle aux souvenirs de tous, les sacrifices de celles et ceux dont les luttes acharnées ont permis à la Côte d’ivoire d’arracher son indépendance.
Parmi eux, « l’héroïne » Marie Koré, née dans le village de Gossa, à Daloa, entre 1910 et 1912. Cette militante dévouée du PDCI a su mobiliser par son discours rassembleur, les femmes dans leur diversité, pour la mythique marche des femmes sur Grand Bassam, qui a aussi porté, le combat pour l’indépendance de de la Côte d’ivoire : « Mes sœurs bété, baoulé, dioula, et de partout, n’ayez pas peur ! Ce n’est pas parce qu’on nous envoie un jet d’eau avec du sable que nous devons nous décourager car une personne qui veut aller au secours de son époux, de son frère, de son fils ne doit pas reculer devant si peu de chose ».
La mémoire au secours du développement
Et lorsque Marie Koré « a lancé cet appel au rassemblement, les femmes sont apparues de partout. Elles ont marché avec une détermination que les forces militaires ne pouvaient pas empêcher. C’est ainsi qu’elles ont pu libérer leurs maris. Marie Koré est un symbole pour la Côte d’ivoire », se félicitait en 2021, Solange Koné, de Marche Mondiale des Femmes (MMF).
C’est donc à imiter ce symbole qu’Alassane Ouattara appelle les ivoiriens. En évoquant cette référence, 64 ans après, à Sery Marie Koré, il rappelle donc à chacun de ses compatriotes que notre ultime chance de vaincre les défis qui attendent notre pays, réside dans notre union, en dépit de nos différences.
Marie Koré aura donc contribué à faire de Grand Bassam, une ville historique. Aujourd’hui inscrite au patrimoine culturel de l’Unesco. Pourtant c’est sur cette terre de Grand Bassam, que le terrorisme est venu porter le glaive dans le sein de la patrie. D’où la nécessité d’une vigilance de tous les instants face aux périls.
C’est pourquoi le choix de Grand Bassam pour célébrer le 64e anniversaire de la Côte d’Ivoire est porteur de sens. Car, comme Sery Marie Koré, la ville historique a su se relever, penser ses blessures, de nouveau parée de ses plus beaux attraits, affiche désormais allure.
Au regard des défis encore plus importants qui attendent notre pays. Face à la menace terroriste, aux défis sécuritaires, à l’instabilité sous régionale et au chamboulement de l’ordre mondial. Face aux enjeux environnementaux, au recul du pouvoir d’achat, le Président Ouattara, en appelle à l’unité nationale et à la préservation de la paix. C’est à ce prix que la Côte d’Ivoire, à l’instar de Grand Bassam sera et restera résiliente. C’est sûrement à ce prix qu’à l’instar de Seri Marie Koré et des 500 femmes de la marche victorieuse sur Grand-Bassam, la Côte d’Ivoire relèverait les défis de son développement.
Zadi VACKA