C’est le premier épisode officiel du pugilat verbal qui oppose les deux ailes du Front populaire ivoirien (FPI) relativement à la présidence du parti frontiste, depuis le retour de Laurent Gbagbo le 17 juin.
Dans une mise au point en date du 9 juillet, le secrétaire général et porte-parole du Fpi légal, Issiaka Sangaré, somme le FPI-GOR (Gbagbo ou Rien) de rectifier le point de son communiqué du 9 juillet qui présente Laurent Gbagbo comme le président du FPI. De fait, ladite note de la branche radicale, signée de son secrétaire général Assoa Adou, annonçait une visite du « Président du Front Populaire Ivoirien, son Excellence M. Laurent GBAGBO » le samedi 10 juillet 2021, à son aîné, Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA, à sa résidence de Daoukro, dans la région de l’Iffou, à l’est de la Côte d’Ivoire.
Tournée casaque, cette attribution du titre de président du FPI à l’ex-numéro un ivoirien sonne comme une usurpation de titre aux oreilles de l’aile légale du parti. Échaudée par « cette provocation inutile et infantile dans un contexte où nos concitoyens aspirent à la réconciliation et à la cohésion sociale », la branche légale du Fpi « invite en conséquence M. Assoa Adou à rectifier, dans les meilleurs délais, ce point de son communiqué ».
Corrélée à la fracture politico-matrimoniale entre Laurent Gbagbo et son épouse Simone Gbagbo, ce premier pavé dans la marre politique Fpi-Gor Vs Fpi légal risque d’en éclabousser plus d’un.
Charles Assagba