Le président de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), Pascal Affi N’Guessan, également président du Front populaire ivoirien (FPI), a animé une conférence de presse ce jeudi 25 juin 2026 au siège de son parti afin de présenter la position de la coalition à la suite de l’annonce gouvernementale portant sur la création d’un nouvel organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Face aux responsables des partis membres de la CAP-CI et à la presse nationale, l’ancien Premier ministre a d’abord salué l’ouverture du gouvernement sur la question de la réforme électorale, tout en dénonçant ce qu’il considère comme plusieurs insuffisances dans la démarche adoptée.
Selon lui, la rencontre organisée par le gouvernement n’a pas permis un véritable échange avec les acteurs politiques. « Cette séance d’information a été unilatérale. L’occasion n’a pas été donnée aux participants d’intervenir à la suite de la communication faite par le Premier ministre », a-t-il regretté, avant d’estimer que le discours gouvernemental était marqué par « des contradictions dans son approche de la réforme ».
Pour la CAP-CI, la réussite de la réforme passe avant tout par une indépendance réelle du futur organe électoral. « Comment peut-on penser qu’un organe est indépendant lorsque celui qui lui donne les moyens de fonctionner conserve une influence sur lui ? La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit », a illustré Pascal Affi N’Guessan.
La coalition plaide ainsi pour une indépendance administrative et financière totale de la future institution, mais également pour des critères de désignation transparents garantissant l’impartialité et la neutralité de ses membres.
« L’expertise est une bonne chose, mais l’impartialité et la neutralité à tous les niveaux sont encore plus importantes », a insisté le président du FPI.
BN