Une poignée de partis d’opposition et organisations de la société civile a déposé ce lundi 5 octobre, auprès du ministre de l’Intérieur, une proposition commune pour la mise en place du nouvel organe électoral. Ils réclament désormais l’ouverture d’un dialogue politique.
Une partie de l’opposition veut parler d’une seule voix sur la réforme de l’organe électoral. Une délégation regroupant notamment le groupement porteur de l’initiative du Haut conseil électoral (HCE), la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAPCI) et le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), a remis lundi sa proposition au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
La délégation comprenait notamment Charles Blé Goudé, Ahoua Don Mello, Pascal Affi N’Guessan et Assalé Tiémoko. Les différentes propositions portées par ces organisations ont été fusionnées pour aboutir à un document commun, validé samedi.
Selon Pascal Affi N’Guessan, le projet repose sur deux principaux piliers. Le premier prévoit un organe électoral « véritablement indépendant, neutre et impartial », composé d’experts recrutés sur appel à candidatures et non de représentants de partis politiques ou du gouvernement. Le second porte sur la création d’un organe d’observation chargé de suivre le processus et de veiller à sa transparence.
Pour ces opposants, cette réforme doit permettre de restaurer la confiance dans le processus électoral et d’éviter les crises liées à la contestation des résultats. Mais ils estiment que la réforme ne doit pas s’arrêter au seul organe électoral. Le Code électoral et les modalités d’organisation des scrutins devraient également être réexaminés.
Après le dépôt de leur proposition, les responsables de l’opposition ont appelé le gouvernement à ouvrir rapidement un dialogue politique afin de confronter les différentes propositions et parvenir à un accord consensuel.
Le PDCI, qui a déjà transmis sa propre proposition, n’a pas participé à cette concertation. Affi N’Guessan n’exclut toutefois pas une harmonisation ultérieure des positions de l’opposition. « Il n’est pas exclu que nous puissions dans une deuxième phase harmoniser nos positions », a-t-il indiqué face à la presse.
Marc Dossa