Sécurité: Téné Birahima Ouattara appelle les pays à partager leurs expériences

Téné Birahima Ouattara a ouvert les travaux de la 5ème session du SIRS.

La 5ème édition de la session internationale de réflexion stratégique (SIRS) s’est ouverte ce lundi 22 novembre 2021 à Cocody. Organisée par l’Institut d’études de stratégie et de défense (Iesd) du ministère de la Défense, cette cession réunit plusieurs pays africains et européens, autour du thème : «Armées africaines et sécurité intérieure : Etat des lieux et enjeux pour le développement». L’objectif de ces échanges qui vont durer 5 jours, est de partager, entre pays participants, leurs visions pour une meilleure optimisation du rôle des armées dans la gestion de la sécurité à l’intérieur de leurs pays respectifs. À cette occasion, le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a appelé les Etats participants à optimiser leurs collaborations.

Menaces

«Faut-il continuer de toujours assigner des missions de sécurité intérieure aux armées africaines ou faut-il plutôt reformer l’outil sécuritaire de nos Etats et l’adapter aux réalités auxquelles les pays africains sont confrontés ?», s’est interrogé le ministre, en faisant allusion à la réalité que vivent les Etats africains en termes de sécurité. Pour Téné Birahima, «l’Afrique est plurielle et la souveraineté de chaque Etat lui donne la latitude d’organiser son système de défense et de sécurité selon ses réalités. Par exemple, des crises internes qui ont secoué la stabilité de certains pays ont emmenés les Etats concernés à reconsidérer les missions de leurs armées et à les impliquer davantage dans la gestion de leur sécurité intérieure».

Et le ministre de la Défense de développer: «les menaces qui auparavant se limitaient à nos frontières, se développent désormais à l’intérieur de nos pays avec des proportions plus graves. Il s’agit entre autres de la cybercriminalité, des trafics illicites transnationales, de la piraterie maritime, et du terrorisme. Nos Etats font davantage face à des guerres non conventionnelles, des guerres asymétriques auxquelles nos forces de sécurité intérieure ne sont pas préparées».

Des praticiens, des universitaires, des experts venus de différents pays d’Afrique et d’Europe ainsi que des organisations régionales, participent à ces travaux. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a salué la collaboration entre la France et la Côte d’Ivoire, en matière de sécurité, avec récemment, la création de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (Ailct).

Raphaël Tanoh

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