Adjahui : la FSUN et ses partenaires mobilisés contre les violences faites aux jeunes

la première Journée du Réveil intégral des familles a eu pour cadre la paroisse Notre-Dame de la Compassion d’Adjahui.

La première Journée du Réveil intégral des familles, organisée le 17 octobre à Adjahui, a réuni 325 participants autour de la prévention des violences basées sur le genre, des grossesses précoces et de la protection des mineurs.

La protection de la jeunesse et le bien-être des familles étaient au cœur de la première Journée du Réveil intégral des familles (RIF), organisée le samedi 17 octobre 2026 à la paroisse Notre-Dame de la Compassion d’Adjahui, dans la commune de Port-Bouët. À l’initiative de la Fondation sauver & unir les nations (FSUN), en partenariat avec la Fondation Dorcas et l’ONG Akwaba Mousso, cette rencontre a mobilisé 325 participants autour de la prévention des violences basées sur le genre et des grossesses précoces.

Les activités ont notamment porté sur la santé reproductive, l’hygiène pubertaire, le respect de soi et la protection des mineurs. Une conférence animée par Marie-Paule Zadi, autour du thème : « Mon corps, ma maison, mon avenir », a permis de sensibiliser les jeunes à l’estime de soi, à la résistance aux pressions et à la préservation de leur parcours scolaire.

L’ONG Akwaba Mousso a également déployé une équipe pluridisciplinaire composée de psychologues, de sage-femmes, de juristes et de travailleurs sociaux pour proposer des consultations et des espaces d’écoute confidentiels. Selon les organisateurs, 42 personnes ont bénéficié d’entretiens individuels approfondis, tandis que près d’une centaine de participants ont été reçus dans le cadre des dispositifs d’écoute et d’accompagnement.

« Rapprocher nos services des populations les plus vulnérables est une urgence », a souligné Prince Tra Bi, représentant de la directrice exécutive d’Akwaba Mousso, Denise Adou. Il a insisté sur l’importance d’informer les jeunes sur leurs droits et leur santé afin de prévenir les violences et la déscolarisation.

Outre la sensibilisation, cette journée a été marquée par un geste de solidarité de la Fondation Dorcas, qui a remis 150 kits d’hygiène, dont 100 destinés aux jeunes filles et 50 aux jeunes garçons.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet triennal RAISE (Réalisation d’actions pour l’inclusion sociale et économique), prévu sur la période 2026-2028. Le président de la FSUN, Dr Jean Kévin Loukou, a annoncé la construction en cours de la « Maison de la Compassion », un centre destiné à assurer un accompagnement continu des familles de la communauté.

Cette structure doit notamment servir de relais pour l’écoute sociale, le suivi de 50 bourses scolaires financées à 50 % par la FSUN et la distribution de packs alimentaires aux familles démunies.

« Nous ne sommes pas venus à Adjahui pour un jour, mais pour une marche de trois ans aux côtés des familles », a affirmé Dr Jean Kévin Loukou.

MD

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