Jimmy mis en danger. Une séquence de l’émission télévisée «Faha Faha», relayée sur la page Facebook de la chaîne de télé Ivoire Tv Music a défrayé la chronique.
«Quand on était jeune là, il y a une cousine qui dormait avec nous au salon là. Un petit chat noir (ndlr, relation sexuelle réalisée en catimini, souvent aux forceps tard dans la nuit), c’est-à-dire que tout le monde a fait çà. Je dis chat noir j’ai fait mais façon, elle a crié, une go bété. Elle veut m’attraper, et elle va crier, là les gens vont sortir, j’ai mis ga (ndlr, je lui ai asséné un coup)», entend-on dans l’extrait.
Accusé par certains internautes d’avoir fait expressément l’apologie du viol dans ses propos, exempt de tout reproche à en croire d’autres cybernautes qui assimilent ces paroles à une réponse de l’invité aux questions de l’animateur sur le storytelling d’un rôle qu’il aurait refusé, le comédien ivoirien, Jimmy Danger était au centre de la polémique.
En arbitre, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) est montée au créneau à travers un communiqué, en date du 23 juin 2022.
La Haca met Jimmy hors de danger. «La Haca note que les propos tenus ne peuvent constituer une apologie d’un viol ou une incitation au viol», martèle la circulaire.
L’avis du gendarme du secteur de l’audiovisuel fait suite à un visionnage intégral de l’émission.
«La Haca relève d’une part que la bande d’annonce publiée sur les réseaux sociaux a été extraite de son contexte de réalisation et d’autre part, qu’il s’est agi de la narration, en réponse à la question qui lui a été posée par l’animateur, du rôle que cet humouriste a refusé de jouer».
Autre facteur ayant pesé dans la balance, «l’analyse de l’ensemble des échanges et notamment de l’affirmation de l’invité selon laquelle il ne pouvait accepter un tel rôle en raison de son devoir d’éducation de la jeunesse». La Haca met ainsi fin à la vraie fausse polémique née autour de l’homme du 6è art.
Le comédien était cloué au pilori sur la toile pour une présumée apologie du viol.
Moins d’un an après la suspension de l’animateur, Yves de M’bella, pour le même chef d’accusation, cette levée de boucliers à l’encontre de Jimmy Danger illustre la tolérance zéro de la population sur le sujet du viol.
Charles Assagba