La plainte du RHDP contre Justin Koné Katinan s’est invitée, ce mercredi 9 septembre, aux échanges avec la presse à l’issue du conseil des ministres. Interrogé sur le droit de l’opposition à critiquer le pouvoir, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a renvoyé le dossier au parti au pouvoir, tout en rappelant que la liberté d’expression « s’accompagne aussi de responsabilité ».
« Le gouvernement n’a pas porté plainte », a d’abord rappelé Amadou Coulibaly, avant d’inviter les journalistes à interroger directement le RHDP sur les raisons de sa démarche.
Pour le ministre de la Communication, la procédure judiciaire ne remet pas en cause le droit de l’opposition à critiquer l’action du pouvoir. Mais ce droit, estime-t-il, doit s’exercer dans les limites de la responsabilité.
« Nous sommes un pays de liberté d’expression. Je le répète très souvent, la liberté d’expression s’accompagne aussi de responsabilité », a déclaré le porte-parole du gouvernement. « On ne peut pas au nom de la liberté d’expression dire des contre-vérités », a-t-il insisté, estimant qu’il appartient à toute personne ou organisation qui s’estime diffamée ou insultée de saisir la justice.
Au cœur de la procédure, les propos tenus par Justin Koné Katinan lors de la « 52e Tribune » du PPACI, le 3 septembre à Cocody. Le collaborateur de Laurent Gbagbo s’était notamment exprimé sur l’orpaillage clandestin, la pollution des cours d’eau et le trafic de drogue, mettant directement en cause le régime RHDP dans le développement de ces phénomènes.
Le parti au pouvoir reproche notamment au quatrième vice-président du PPA-CI des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles. La plainte, signée par le secrétaire exécutif du RHDP, Ibrahima Cissé Bacongo, a été déposée le 7 septembre auprès du procureur d’Abidjan.
Ce mercredi Justin Koné Katinan s’est présenté à la Préfecture de police d’Abidjan, où il a été entendu par le service des enquêtes générales sur instruction du procureur de la République.
M. Dossa