Abdoulaye Traoré, plus connu sous le pseudonyme de “Ben Badi”, a été condamné le 22 avril à trois ans de prison pour viol, à l’issue d’un procès devant le tribunal de première instance d’Abidjan.
Ancienne figure du football ivoirien et champion d’Afrique 92, l’ex-international était poursuivi dans une affaire remontant à 2021 et qui a fortement marqué l’opinion publique ivoirienne.
Toutefois, selon Me Abdoulaye Méité, qui vient de se joindre à la défense de l’accusé, la situation judiciaire du condamné présente une particularité. Selon l’avocat, contacté par nordsud.info, son client n’est pas placé sous mandat de dépôt. Toujours d’après la défense, il bénéficie de ses droits, notamment en raison de son statut de membre du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Bien qu’il ait été interpellé, il a été remis en liberté provisoire, en attendant l’examen de son recours devant la Cour d’appel, voire la Cour de cassation.
La défense, engagée dans une procédure d’appel depuis le 23 avril, entend ainsi contester la décision rendue en première instance.
De son côté, Maître Brahima Coulibaly, avocat et vice-président du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), s’est également exprimé sur cette situation. Joint par nordsud.info, il estime que si la culpabilité de l’accusé est confirmée, celui-ci devrait être placé sous mandat de dépôt. Il insiste sur le fait que la justice doit rester impartiale, sans favoritisme ni influence émotionnelle.
L’affaire devrait donc connaître un nouveau développement dans les juridictions supérieures dans les prochaines semaines.
CDC