Depuis quelques semaines, le ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, appelle les populations à quitter les zones à risques. Selon les services techniques d’Ibrahim Cissé Bacongo, une liste de zones prioritaires reste dans le collimateur des autorités. « Il s’agit par exemple de ‘‘Gobelet’’ et derrière l’ENA à Cocody. Il y également Mossikro », a indiqué une source au district autonome d’Abidjan. Zimbabwe (Port-Bouët) et Micao (Yopougon), pourraient également être concernés. Déjà, en fin de semaine, dit-il, les autorités étaient derrière l’ENA pour sensibiliser les populations qui logent dans la zone enclavée qui s’y trouve, afin qu’elles quittent les lieux. « Nous ne parlons pas de déguerpissement, mais de protéger les populations », a ajouté notre interlocuteur. Cette politique va-t-elle produire ses fruits quand on connaît l’obstination des habitants ?
Réoccupation
L’autre question que les Abidjanais se posent, c’est la réoccupation des sites déguerpis. C’est le cas notamment sur la voie d’Adjamé à Abobo, en passant devant le du Zoo d’Abidjan. « Nous sommes en train de préparer la réoccupation des sites, pour éviter qu’ils soient recolonisés par les populations », a fait comprendre notre source.
L’objectif pour les services techniques du district autonome d’Abidjan c’est d’obliger les populations à quitter les sites à risques, dans la dignité.
Georges Dagou