Arriérés dans le supérieur privé : Pourquoi le ministère doit s’impliquer

La rentrée n’a pas encore eu lieu dans le supérieur privé. Alors que les nouveaux bacheliers attendent les résultats de leurs orientations, les inscriptions des étudiants se fait au compte-gouttes, selon certains fondateurs d’établissements. Une véritable rentrée des classes n’est envisageable qu’à partir de décembre.

En attendant, les enseignants du supérieur privé se tournent les pouces. Mais la situation n’est pas nouvelle. La plupart des établissements prévoient une reprise pour janvier, avec six mois de cours.

«Parfois, il faut compter quatre mois de cours dans l’année», regrette Yao René, le secrétaire général du Syndicat national des enseignants du supérieur privé (Synesup). L’objectif étant de payer le moins possible les enseignants, hélas, très souvent au détriment de la qualité de l’enseignement.

D’après Yao René, c’est la croix et la bannière. «Les salaires sont payés par vagues. En début d’année et en fin d’année. Mais les enseignants reprennent l’année sans recevoir la deuxième vague, qui finit par s’accumuler», dépeint le secrétaire général du Synesup.

 La solution, selon le Synesup, c’est que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique s’implique. «Il faut arriver à un système où l’Etat doit refuser d’affecter les étudiants dans les établissements qui ne payent pas leurs enseignants», fait-il savoir, lors d’un échange téléphonique avec Nord Sud.

Raphaël Tanoh

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