Le mouvement politique ADCI est monté au créneau ce lundi 11 mai 2026 après l’empêchement de son président, Assalé Tiémoko Antoine, de quitter le territoire ivoirien alors qu’il devait effectuer une tournée en France et au Canada auprès de la diaspora.
Dans un communiqué, le mouvement explique que son président s’était présenté à l’Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny pour embarquer à destination de Paris, avant une étape prévue à Montréal. Alors que toutes les formalités de voyage avaient été accomplies, un officier de police aurait demandé à Assalé Tiémoko Antoine de le suivre au bureau du commissaire de l’aéroport, à seulement une vingtaine de minutes de l’embarquement.
Le parti affirme que le commissaire lui aurait alors signifié qu’il ne pouvait pas voyager « sur instruction du procureur de la République » et qu’il devait préalablement informer ce dernier avant toute sortie du territoire. L’ADCI ajoute que plusieurs tentatives pour joindre le procureur seraient restées sans réponse jusqu’au décollage de l’avion, prévu à 21 h 10.
Le mouvement souligne également qu’aucune mesure restrictive de déplacement n’aurait été officiellement notifiée ni à son président ni à ses avocats depuis sa sortie de garde à vue, le 23 avril 2026.
BN