CAN 2021 au Cameroun: Les favoris et les outsiders

Le nec plus ultra du ballon rond africain a rendez-vous au Cameroun. Le pays sera du 9 janvier au 6 février 2022, la capitale du football africain à l’occasion la 33è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se veut la grand’messe du football sur le territoire. Sur le papier, l’Algérie champion en titre et le Sénégal finaliste malheureux de la dernière édition ont les milles et une allures du favori. Dans les starting-blocks, ils figurent en pole position pour remporter le graal continental. Dans le sillage de challengers, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et l’Egypte sont sur le pied de guerre pour jouer les trouble-fêtes.

L’ogre Algérien. Sous la houlette de Djamel Belmadi, les Fennecs ont repris crescendo de la couleur et ont matérialisé leur percée par la victoire finale lors de la CAN 2019. Lanterne rouge du trio de tête du classement africain, l’Algérie n’en demeure pas moins l’équipe détentrice de la plus longue série d’invincibilités en Afrique avec 34 matchs sans défaite depuis le 16 octobre 2018. Un rouleau compresseur inarrêtable. Excepté, Riyad Mahrez, l’Algérie ne dispose pas d’une pléthore de stars mais d’un groupe soudé, rompu aux arcanes des matchs difficiles et empreint d’automatismes entre des joueurs qui se trouvent les yeux fermés. Logés dans le groupe E avec la Côte d’Ivoire, la Guinée Equatoriale et le Sierra Léonne, les poulains de Belmadi devraient sauf cataclysme sortir de la phase de poule et tenir la dragée haute à leurs adversaires lors des phases à éliminations directes de leur 19è participation à la CAN.

L’effectif XXL du Sénégal. Le Sénégal ou la version africaine de la Belgique. Dans le giron du football, le Sénégal figure dans le cercle fermé des rois sans couronne. Ce pays occupe le rang numéro un du podium de tête du football africain au classement FIFA avec zéro titre continental au compteur. Ils sont passés à côté du trophée avec la finale perdue face à l’Algérie en 2019 sur la plus petite marge du score (1-0). Le Sénégal dispose de l’un des groupes les plus compétitifs et étoffés de cette CAN. Sadio Mané de Liverpool en attaque, Idrissa Gana Gueye du PSG au milieu, Kalidou Coulibaly de Naples et Abdou Diallo du PSG en défense et Edouard Mendy de Chelsea dans les cages. Si le défi sportif de cette 16ème participation semble de taille, l’enjeu est national pour l’équipe menée par Aliou Sarr d’autant qu’ils ont été mis en mission par le président, Macky Sall. Pensionnaires du groupe B, ils croiseront le crampon avec le Zimbabwe, la Guinée et le Malawi avec pour objectif de refermer la boîte de pandore par la victoire finale.  

Des Lions indomptables et le 12ème homme. Logé à la 7è place de l’actuel classement FIFA pour l’Afrique, le pays de Samuel Eto’o demeure un outsider redoutable. Fixé exceptionnellement à 80% de la capacité d’accueil des stades pour le pays organisateur contre 60% pour les autres nations, le nombre de supporters admis par stade pourrait être un facteur X. En prenant appui sur les hourras de leur douzième homme qui sera un cran supérieur à celui des autres équipes, Choupo Moting et ses coéquipiers pourraient se sublimer et créer la surprise. Aux côtés du Burkina Faso, de l’Ethiopie et du Cap-Vert, les Lions indomptables devront rugir afin de dompter leurs adversaires.

Des Eléphants en trouble-fêtes. Sans une préparation en bonne et due forme du fait du Coronavirus, avec la libération in extremis de certains joueurs et la suspension de son inamovible gardien, les Eléphants arrivent à la CAN quelque peu clopin-clopant. Néanmoins, la richesse de l’effectif ivoirien (Sébastien Haller, Nicolas Pépé, Wilfried Zaha, Franck Kessié et Éric Bailly) est effarante. Cette flopée de joueurs est un gage de qualités individuelles hors-pair. Outre l’animation collective orchestrée par le coach Beaumelle en vue d’aligner les meilleurs pour des prestations de belles factures, les Eléphants détiennent les clés pour barrir et porter l’estocade à leurs adversaires. Beaumelle fera appel aux anciennes gloires du football ivoirien (Didier Drogba, Yaya Touré, Gervinho) pour insuffler de bonnes ondes aux siens. Placés dans le groupe E, les Eléphants ne devront pas plier l’échine face à la Guinée Equatoriale et la Sierra Leonne, les deux maillons faibles du groupe avant le duel épique contre l’Algérie.

Les pharaons d’Egypte veulent mettre fin à la traversée du désert. Septuples vainqueurs de la CAN, les pharaons d’Egypte sont entrés dans une zone de turbulence après leur dernier sacre en 2010. Eliminés aux tours préliminaires en 2012, 2013 et 2015, les pharaons ont sorti la tête de l’eau en 2017 avec une finale perdue face au Cameroun avant de faire de nouveau naufrage en 2019 à la maison, par une élimination précoce en huitième de finale. Dotés de Mohamed Salah, l’un des actuels meilleurs joueurs du monde avec Liverpool, les pharaons entendent revenir au sommet.  Pour bien négocier le virage de cette CAN, ‘’l’Egyptian King’’ sera certainement la clé de voute pour les confrontations avec le Nigeria, la Guinée-Bissau et le Soudan.

Le Maroc et la Tunisie, respectivement deuxième et quatrième africains, portent bien les costumes d’outsiders. Ces deux nations du Maghreb, à l’image des autres challengers, devront confirmer leurs rangs et la qualité de leurs effectifs sur le rectangle vert en vue de prendre le contre-pied des pronostics qui misent sur : le Sénégal et l’Algérie .   

Charles Assagba

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