L’ancien international français Thierry Henry est monté au créneau pour défendre l’ailier ivoirien Amad Diallo, le samedi 25 avril 2026. Au cours d’un entretien télévisé, le champion du monde 98 a pointé du doigt la gestion du joueur par Manchester United.
Dans une analyse sans détour, Thierry Henry a regretté la perte de dynamique d’Amad Diallo, pourtant en pleine confiance il y a encore peu de temps. « Amad était en pleine forme, il avait le rythme, la confiance, il marquait, se créait des occasions, tout y était », a-t-il rappelé. Selon lui, la situation s’est dégradée à partir du moment où le staff technique a commencé à modifier son positionnement sur le terrain. L’ancien attaquant d’Arsenal FC et du FC Barcelone estime que ces ajustements tactiques ont eu un impact direct sur les performances du joueur. « On l’a fait bouger, changer de rôle, et aujourd’hui il semble perdu. Il réfléchit trop au lieu de jouer instinctivement », a-t-il analysé, évoquant une perte de spontanéité dans le jeu de l’Ivoirien.
Pour Henry, le problème est avant tout lié à un manque de stabilité et de clarté dans l’utilisation du joueur. Il insiste sur l’importance, pour un jeune joueur, d’évoluer dans un cadre défini : « quand un joueur est en forme, on ne fait pas d’expérimentations. On le laisse s’exprimer ». Très précis sur le plan tactique, le champion du monde 1998 préconise un retour aux fondamentaux pour relancer Amad Diallo. Il plaide pour un repositionnement sur son aile droite de prédilection, où il peut exploiter pleinement ses qualités : percussion, élimination, capacité à repiquer dans l’axe et à combiner dans les petits espaces. « C’est là qu’il est dangereux, c’est là qu’il joue en toute liberté », a-t-il insisté.
Enfin, Thierry Henry appelle le club mancunien à faire preuve de constance dans la gestion du joueur. « Donnez-lui de la continuité, et vous reverrez le vrai Amad”, a-t-il souhaité. Une sortie qui relance le débat sur l’utilisation des jeunes talents à Manchester United et met en lumière les attentes autour du potentiel de l’international ivoirien.
BN