Dialogue, diplomatie et concertation. C’est sous le sceau de ce triptyque que le porte-parole du gouvernement a embouché la trompette relativement à la situation des 2 soldats Ivoiriens détenus au Mali. “ C’est une voie qui est certes longue mais c’est la voie qui est la moins couteuse en termes de dégâts collatéraux. C’est la voie qui est la plus sûre, c’est la voix qui provoque le moins de problème. Nous sommes engagés dans cette voie. Les discussions se poursuivent, nous avons des nouvelles les concernant, il n’y a pas d’inquiétude sur leur intégrité physique. Nous allons continuer les discussions jusqu’à ce qu’ils reviennent à la maison.”, a t-il fait noter.
Au lutrin, le ministre de la Communication a sous-entendu que l’Etat ne changerait pas une méthode qui gagne. De fait, Amadou Coulibaly ne fait pas de distinguo entre l’attitude adoptée par la Côte d’Ivoire sur le dossier des 49 soldats détenus au Mali et la position réaffirmée de l’exécutif ivoirien sur cette seconde affaire quasi-similaire. “Nous avons connu le malheureux incident avec la détention des 49 soldats. Ça a pris le temps que cela a pris mais on s’est tous compris parce que nous sommes engagés dans la voie de la discussion, dans la voie de la négociation (…) jusqu’à ce que nous obtenions notre résultat, celui du retour en famille de nos deux soldats. Ça va être long, ça peut être très long, mais gardons espoir”.
Dans la droite ligne de ses adresses au gouvernement malien lors des temps forts de l’affaire des 49 soldats ivoirien, Amadou Coulibaly a joué la carte du tact des formules diplomatiques et fraternalistes à l’attention des interlocuteurs du gouvernement ivoirien sur ce dossier, la transition militaire qui fait la loi au Palais de Kosyam,. « Ceux qui rêvent de voir nos frontières s’embraser peuvent rester dans leurs chimères, il n’en sera rien. Nous sommes des pays voisins avec lesquels nous avons de bonnes relations malgré quelques accidents de parcours aussi frustrant qu’ils peuvent être pour nos égos ne devraient pas remettre en cause toutes ces dizaines d’années de bon voisinage. Pour emprunter cette voie, il faut parfois dépasser ses égos”. Le narratif officiel du gouvernement ivoirien sur les raisons qui sous tendent ce second imbroglio en l’espace d’une année n’a pas bougé d’un iota. Amadou Coulibaly a en effet souligné qu’il s’agit des citoyens qui se retrouvent ‘’accidentellement pris en otage dans certains pays voisins’’.
Charles Assagba