Le conseil des ministres a adopté une communication sur le budget. Selon le gouvernement, en dépit des effets des chocs induits par la pandémie de la covid-19 et de la guerre et Ukraine, le dynamisme de l’économie continue de se consolider. Cela, en lien avec le nouveau programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), sur la période 2023-2026, et la poursuite de la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2021-2025). De 7,4 en 2021 et 6,7 en 2022, la croissance économique nationale devrait ressortir à 7%en 2023. L’inflation, de 4,2 en 2021 et 5,2 en 2022, devrait être ramenée à 4,8 en 2023. Cependant, d’après le gouvernement, l’évolution moins favorable des conditions financières sur le marché sous-regional des capitaux, du fait du resserrement de la politique monétaire de la Bceao, a conduit à une réduction du niveau des ressources mobilisables sur les marchés monétaires et financiers. A cause de cela, une réduction des autres dépenses budgétaires a été relevée. D’après le porte-parole du gouvernement, la prise en compte de l’ensemble de ces facteurs, y compris le déficit budgétaire projeté à 5,2 du PIB en 2023, contre 4,8 initialement attendu, nécessite la révision du budget en 2023. Les modifications envisagées se traduisent par une hausse globale du niveau du budget de 814,4 milliards FCFA. L’équilibre budgétaire s’établit donc à 12 508, 7 milliards, contre 11 694,4 milliards initialement prévu.
Charles Assagba