Pénurie d’engrais, tabac, énergie, PND… : les explications du porte-parole du gouvernement

Le gouvernement ivoirien a assuré mercredi avoir anticipé les effets de la crise au Moyen-Orient sur l’économie nationale, tout en annonçant des mesures pour limiter l’impact de la pénurie d’engrais chimiques sur le secteur agricole, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.

S’exprimant à l’issue du conseil des ministres, il a indiqué que des dispositions avaient été prises en amont pour contenir les chocs, notamment sur les produits énergétiques et de première nécessité. « Contrairement à certains pays, nous n’avons pas connu d’augmentation des prix des hydrocarbures », a-t-il souligné, évoquant une stratégie d’anticipation visant à éviter des tensions inflationnistes.

Concernant la pénurie d’engrais liée à la crise au Moyen-Orient, le gouvernement mise sur des solutions alternatives. « Il existe des engrais de substitution, notamment organiques, que nous pouvons produire localement afin de réduire notre dépendance », a précisé le ministre, ajoutant que le ministère de l’Agriculture devrait se saisir pleinement de la question. Les autorités comptent ainsi promouvoir la production locale d’intrants agricoles pour soutenir l’objectif d’autosuffisance.

Sur le volet de la lutte contre le tabagisme, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé l’engagement de l’État, dans l’application du décret sur le conditionnement neutre des cigarettes adopté en 2022. « Si un texte est pris, il sera appliqué », a-t-il assuré, estimant que si blocage il y aurait, il ne saurait être imputé à l’industrie du tabac. Il a rappelé que cette politique relève avant tout d’un impératif de santé publique, soulignant le coût du tabagisme pour l’État.

Par ailleurs, interrogé sur les perspectives de coopération énergétique avec Algérie, à la suite d’une récente visite de Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien de l’Énergie, Amadou Coulibaly a insisté sur la volonté de diversification des partenariats. Le ministre de la Communication a évoqué l’intérêt d’un renforcement de la collaboration avec la compagnie nationale Sonatrach, notamment dans le développement du gisement Baleine.

« La Côte d’Ivoire n’est pas une chasse gardée », a-t-il affirmé, rappelant la présence de plusieurs partenaires internationaux dans le secteur extractif, dont Eni. Le gouvernement entend poursuivre cette ouverture afin d’accélérer la marche vers l’émergence économique.

Enfin, sur la question des infrastructures, le porte-parole du gouvernement a renvoyé le journaliste qui l’a questionné au Plan national de développement (PND), qui prévoit des investissements massifs dans les secteurs routier, portuaire, aéroportuaire et énergétique. Il a notamment évoqué un plan d’urgence destiné à renforcer le transport et la distribution de l’électricité, estimé à environ 32 milliards de francs CFA.

« On ne peut pas prétendre se développer sans investir massivement dans les infrastructures », a conclu Amadou Coulibaly, assurant que les projets sont planifiés « région par région et localité par localité » pour soutenir la croissance du pays.

MD

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