De Sanogo Soungalo à Raphaël Tanoh : portrait d’un journaliste écrivain opiniâtre

Né à MBengué, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Raphaël Tanoh, de son véritable nom Sanogo Soungalo, a fait ses études primaires Diawala, puis à Tortiya (au nord du pays), avant de rejoindre successivement le collège moderne Nimbo de Bouaké (au centre du pays), puis au le lycée moderne de Niakaramadougou et enfin le lycée moderne d’Odienné, où il obtient son baccalauréat.

Son cycle supérieur

 C’est finalement à Abidjan qu’il fera son cycle supérieur, en 2006. D’abord au groupe Scolaire Offoumo Yapo de Youpougon, pour son brevet de technicien en gestion commerciale, ensuite à l’institut Cestia aux Deux-Plateaux, pour un DESS en ressources humaines. Puis à l’ISTC de Cocody pour un diplôme en JRI.

Carrière de journaliste

Sa carrière de journaliste débute véritablement en 2009, alors qu’il est encore très jeune. Et c’est dans le quotidien Nord-sud. Il est alors stagiaire au service société. Ce sont ses comptes rendus de procès au tribunal de première instance du Plateau, qui le mettront finalement à la lumière. Sa manière de rendre les faits en font une plume habile. Il reste toutefois réservé, et ne participera au prix ébony qui récompense les meilleurs du pays, qu’une seule fois. Plus précisément, en 2010. À cette époque, c’était le jury du prix qui sélectionnait lui-même les candidats sans que ces derniers n’aient à postuler. Cette formule sera abandonnée, peu après. Désormais pour décrocher le prix, il faut postuler.

Super Ebony 2022

Mais il ne s’y intéressera qu’en 2021, tandis qu’il travaille pour Nordsud.info, la version numérique de Nord-sud Quotidien. Le journaliste échoue. Et en 2022, pour sa deuxième participation, il remporte le Super Ebony (le meilleur journaliste de Côte d’Ivoire). Le président du Jury d’alors qui était Samba Koné, fait savoir au public que Raphaël Tanoh était en réalité le vainqueur de l’édition 2020. Le prix ne lui a pas été décerné parce que son organe de presse, Nord-sud.info (nouvellement mis en place), n’était pas en conformité avec la loi. Cela démontre l’opiniâtreté du journaliste à aller au bout de ses ambitions.

Concours challenge social LONACI

Hormis ce super prix qui a récompensé le meilleur journaliste, la meilleure interview ainsi que la meilleure enquête, Raphaël Tanoh a participé au concours Challenge LONACI, initié dans les années 2010 pour récompenser les meilleurs productions journalistes dans les catégories enquêtes, reportages.  En 2016, il rafle le premier prix Challenge social LONACI. En 2021, c’est le second prix. Puis en 2022, à nouveau le premier prix.

Manuscrit d’Or

Pendant toute cette période, il s’est lancé également dans l’écriture. Et décide d’embrasser cette carrière avec son véritable nom. Sanogo Soungalo. En 2007, il est lauréat d’un concours lancé par l’UNFPA sur l’urbanisation et ses conséquences. En 2009 il reçoit le prix Manuscrit d’Or, catégories étudiantes et travailleurs. Un concours servant à détecter les jeunes talents en Côte d’Ivoire et initié par la maison d’édition Vallesse. Son manuscrit, ‘‘Il faut sauver Marlyne’’, évoque la cohésion sociale et la réconciliation nationale dans un contexte ivoirien encore fragile à l’époque. Ce livre sera d’ailleurs publié en 2018. En 2010, le Centre Danois pour les réfugiés lance également un concours sur la jeunesse. Sanogo Soungalo est encore lauréat.

Bibliographie

Sa bibliographie se compose pour l’instant de trois œuvres. Le Corbeau, publié en 2016, par les Nouvelles éditions Balafon. Dans le Corbeau, débutent les aventures du chauffeur de taxi, Ambroise Konan. Là, il essaie de sauver son oncle Joseph, victime d’arnaque. Le corbeau aborde non seulement la thématique du racket, mais aussi des systèmes d’escroquerie souvent montés par des entreprises à la barbe et au nez de l’Etat pour gruger la population. On retrouvera le même chauffeur de taxi, Ambroise Konan dans son deuxième livre, Il faut sauver Marlyne, publié en 2018 par Vallesse édition. Ce livre a été et étudié en 2022 et 2023 dans certains lycées à Abidjan, comme le Lycée Saint-Marie de Codody. L’Homme au parfum de charognard, publié également chez Vallesse édition est son troisième livre. Son prochain roman est en préparation. Lorsque on lui demande, il se décrit par ces mots : « Quand je veux quelque chose, je me lance comme un boulet ».

GD

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