Alors que plusieurs partis d’opposition réclament un dialogue politique inclusif sur la réforme de l’organe chargé d’organiser les élections, le gouvernement entend analyser les propositions recueillies par le ministère de l’Intérieur avant de transmettre un document final à l’Assemblée nationale.
La réforme du système électoral ivoirien demeure un sujet de désaccord entre le gouvernement et l’opposition. A l’occasion du compte rendu du conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a précisé la démarche de l’Exécutif face aux demandes d’ouverture d’un dialogue politique sur le futur organe électoral.
La veille, plusieurs partis et groupements de l’opposition avaient annoncé avoir saisi le Premier ministre pour réclamer des discussions en vue de parvenir à un consensus sur la nouvelle institution. Leur démarche vise à éviter que la mise en place de cet organe ne débouche sur de nouvelles contestations électorales.
Interrogé sur la possibilité d’un dialogue national, Amadou Coulibaly a défendu le choix du gouvernement de recueillir les propositions des partis politiques auprès du ministère de l’Intérieur.
Selon lui, cette démarche découle du fonctionnement normal des institutions. La question électorale relevant des attributions du ministère de l’Intérieur, il estime logique que ce département soit chargé de recevoir les contributions des acteurs concernés.
« Ces propositions ont été enregistrées », a-t-il indiqué, en précisant que le gouvernement allait les examiner avant de poursuivre le processus.
Le conférencier a également rappelé que les partis politiques et les organisations de la société civile avaient été invités à faire connaître leurs positions. Les différentes contributions doivent être analysées afin d’en dégager les éventuels points de convergence.
À l’issue de ce travail, un document final doit être transmis à l’Assemblée nationale. Amadou Coulibaly n’a toutefois annoncé ni calendrier précis pour cette transmission ni date pour une éventuelle rencontre avec les responsables de l’opposition.
Marc Dossa