Petite tache noire sur le casier judiciaire de Koffi Olomidé. Le verdict de la 7è chambre correctionnelle de la cour d’appel de Versailles est tombé pour l’artiste congolais dans le dossier judiciaire qui l’oppose depuis 2019 à 4 de ses ex-danseuses. Le Mopao a été relaxé en appel pour les chefs d’accusations d’agressions sexuelles sur quatre de ses ex-danseuses. Reconnu coupable en revanche de séquestration, l’icône de la rumba congolaise écope de 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de trois ans.
En toile de fond du blanchissement de Koffi Olomidé pour le grief d’agressions sexuelles, se dissimule des «déclarations évolutives, parfois contradictoires» des plaignantes. La présidente de 7e chambre correctionnelle de la cour d’appel de Versailles a donc relaxé l’accusé au bénéfice du doute. A contrario, relativement au chef d’accusation de séquestration, le tribunal semble sûr de son fait. La séquestration « ne fait aucun doute », avec des plaignantes « privées de toute liberté et surveillées de manière constante » entre 2002 et 2006 dans un pavillon de banlieue parisienne, a souligné l’instance judiciaire. Suite à l’énoncé des peines, David Desgranges, représentant des plaignantes, a traduit sa déception. Elles « seront nécessairement déçues sur l’infraction d’atteintes sexuelles puisque c’était pour elles la chose la plus importante ». En outre, Koffi Olomidé et ses deux complices Mbila Kakese et Ogima Tsasa Nduka ont été condamnés au reversement de 10.000 à 32.000 euros pour chaque danseuse.
Charles Assagba