70 élèves fauteurs de troubles, dans le cadre du phénomène des congés anticipés, ont été emmenés au Centre de service civique de Bimbresso (Songon) où ils ont bénéficié de formations civiques et citoyennes. Ils viennent de sortir pour rejoindre leurs différentes écoles. Quel a été votre regard sur cette mesure ?
Je tiens à préciser qu’ils étaient près de 160 personnes arrêtées, dans différentes localités du pays. C’est parmi ces personnes qu’on a identifié les 70 élèves en question. Première remarque : il n’y a pas que les élèves impliqués dans le phénomène des congés anticipés. Deuxième chose : Ces élèves étaient sous le coup de la loi. C’est de la prison qu’ils ont été conduits à Bimbresso. Ce lundi, la plupart ont repris le chemin de l’école et nous disons merci à la ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation.
Cette méthode vous sied-elle ?
Pour un parent dont l’enfant est dans cette situation, c’est plutôt un soulagement. Parce qu’au lieu d’aller en prison, il est allé dans un centre de service civique. Nous disons que Mariatou Koné a sauvé nos enfants. Parce que c’est une leçon qu’elle leur a donnée, tout en permettant qu’ils continuent l’école.
Croyez-vous que cela va influencer le phénomène des congés anticipés ?
Nous l’espérons. Tout le monde doit se mobiliser pour combattre ce phénomène qui est en train de détruire l’école, parce que les congés anticipés provoquent des morts. Les parents d’élève doivent être en avant dans ce combat.
Raphaël Tanoh