L’ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire veut produire des médicaments localement

Au terme d’une audience avec le Premier ministre, Patrick Achi, le 14 octobre 2021 à Abidjan, le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire a dit la volonté de son organisation de s’investir dans la production locale des médicaments.

«En matière de pharmacie, la Côte d’Ivoire est un exemple envié dans la sous-région. Nous avons la chance d’avoir la confiance des autres pays et nous avons formé des personnes de qualité dans ce domaine. Il faut maintenant orienter la vision vers la production locale des médicaments car nos pays produisent moins de 10% de nos besoins en médicaments. Ce n’est pas normal 60 ans après l’indépendance», a déploré Dr Arounan Diarra. Pour lui, la production concerne les médicaments classiques et ceux issus de la pharmacopée traditionnelle africaine.

A l’en croire, cela permettra aux populations d’avoir accès à des médicaments de qualité et à moindre coût.

Cette prise de conscience des avantages potentiels d’une production pharmaceutique locale enfonce une porte déjà ouverte. Le Plan de fabrication de produits pharmaceutiques pour l’Afrique, lancé en 2005 par l’Agence de développement de l’Union africaine, avait notamment tracé une feuille de route pour stimuler la production pharmaceutique locale et améliorer les résultats en matière de santé publique.

La production locale pourrait combler les manques


Le problème de la pénurie de produits pharmaceutiques en Afrique se pose depuis plusieurs décennies. Selon l’OMS, près de la moitié de la population africaine, soit 1,1 milliard de personnes, est privée d’un accès régulier aux médicaments les plus essentiels.

Selon les recherches menées par la Société Financière Internationale (SFI), les usines pharmaceutiques africaines existantes ne sont pas suffisamment mûres pour attirer les investisseurs et augmenter la production. Dans ce contexte, les clés du succès résident dans les économies d’échelle, l’accès à la technologie et au savoir-faire, des réseaux d’approvisionnement et de distribution solides, les incitations gouvernementales et l’accès aux capitaux d’investissement.

Bakayoko Youssouf

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