Sur 69.332 nouveaux bacheliers qui se sont inscrits en vue d’intégrer les universités publiques, 12 913 remplissaient les critères de base. Ainsi, selon le professeur Kobea Arsène, le président de la commission d’orientation de l’enseignement supérieur, sur les 19 620 places libres dans les universités publiques, il reste 6 707 à combler.
Les filières les plus concernées par cette situation sont les filières scientifiques où, il est demandé 12 de moyenne à l’étudiant pour y être orienté : Mathématique, physique-chimie, Science de la terre et des ressources minières (Strm), etc. Les autres années, on pouvait descendre jusqu’à 10,5 de moyenne selon un membre de la commission d’orientation, pour orienter les étudiants dans ces UFR. Concernant les filières littéraires, la moyenne était de 11 et l’on descendait parfois jusqu’à 9,5. Cette année, il a été décidé de ne pas descendre au-delà de 11 de moyenne pour les filières scientifiques et 10 pour les filières littéraires. Ensuite, procéder à une mise à niveau des étudiants orientés avec 10 de moyenne dans les universités.
Moyenne au baccalauréat
Mais, le véritable problème auquel font face les parents d’étudiants, c’est la méthode d’orientation en elle-même. Beaucoup d’étudiants, selon l’Organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci), ont encore été orientés cette année dans des filières qu’ils n’ont pas demandées. Plutôt que de tenir compte uniquement de la moyenne au baccalauréat, qui ne traduit pas souvent la véritable vocation de l’étudiant, la commission d’orientation, selon Kadio Claude, président de l’Opeeci, doit tenir compte du parcours de l’étudiant.
La Coordination nationale des enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire (Cnec) annonce par ailleurs une conférence de presse cette semaine pour se prononcer sur la question.
Raphaël Tanoh