Poursuites contre des cadres du PPACI : le gouvernement invoque la gravité des faits de 2025

Le ministre de la Communication demande de laisser la justice mener ses investigations.

Interrogé sur les procédures judiciaires visant plusieurs responsables du parti de Laurent Gbagbo, le porte-parole du gouvernement renvoie à la gravité des violences survenues lors de la présidentielle d’octobre 2025 et rappelle que les dossiers sont en instruction.

Les procédures judiciaires visant plusieurs responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPACI) ont été abordées lors du compte rendu du conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026. Interrogé sur la situation de cadres du parti de Laurent Gbagbo, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a défendu la nécessité de laisser la justice poursuivre son travail, en mettant en avant les violences enregistrées autour de la présidentielle d’octobre 2025.

La question faisait notamment référence au placement sous contrôle judiciaire de Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du PPACI, ainsi qu’au placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président de ce parti. Ces procédures s’inscrivent dans un contexte marqué par plusieurs poursuites judiciaires contre des responsables de cette formation politique.

En réponse, Amadou Coulibaly a renvoyé aux événements survenus lors de la dernière présidentielle. Le porte-parole a notamment évoqué une tentative présumée de faire exploser une plateforme pétrolière et gazière à Jacqueville, l’incendie de près d’une trentaine de bus de la SOTRA ainsi que l’assassinat d’un gendarme. Selon lui, ces faits graves nécessitent que les responsabilités soient établies.

« Est-ce que les gens se sont levés de même pour décider d’aller s’en prendre à une plateforme ? », a-t-il interrogé, estimant que les personnes déjà interpellées ne seraient pas nécessairement les seules impliquées.

Pour le porte-parole, l’instruction judiciaire doit permettre de déterminer ce qui s’est réellement passé et d’identifier, le cas échéant, d’autres responsabilités. Il a toutefois reconnu les limites de son intervention sur les dossiers en cours, rappelant que les décisions relèvent du juge d’instruction.

Le placement sous contrôle judiciaire de Sébastien Dano Djédjé, intervenu le 12 octobre et celui de Justin Koné Katinan sous mandat de dépôt en septembre ont ravivé les interrogations sur les conséquences judiciaires des violences électorales de 2025.

Marc Dossa

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