Une vingtaine d’anciens récipiendaires du graal du journalisme ivoirien, le prix Ebony décerné par l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), ont officiellement effectué, ce vendredi 6 avril à l’hôtel Tiama au Plateau, la sortie officielle de leur association : le Cercle des Ebony. Dirigée par le journaliste ivoirien, Claude Franck About, cette association qui se dit « engagée à maintenir allumée pour toujours la flamme de l’excellence » se veut « un creuset d’excellence pour accompagner les décideurs dans le développement de la Côte d’Ivoire ». Au pupitre, le parrain de la cérémonie, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, Epiphane Zoro Bi Ballo a brûlé un cierge au 4è pouvoir tout en s’engageant à soutenir l’organisation. « Vous avez bien voulu me désigner comme parrain, sachez que ceci dénote pour moi d’une profonde marque d’estime et de volonté d’accompagnement de l’institution que je représente. Je suis convaincu que le cercle des Ebony s’imposera très rapidement comme un symbole d’excellence en Côte d’Ivoire. Les journalistes qui composent cette association méritent notre reconnaissance pour leur professionnalisme et le courage de leur initiative.Je m’engage à soutenir vos efforts et à travailler en étroite collaboration avec vous afin de promouvoir une presse libre et éthique », a-t-il révélé. La cérémonie a par ailleurs été jalonnée par une remise de prix Ebony Honoris Causa aux anciens présidents de l’UNJCI dont la quasi-totalité des membres ont rehaussé l’évènement de leur présence aux côtés de personnalités dont l’ancien présentateur vedette et Ministre de la communication, Levy Niamkey. Un micro-d ’or a par ailleurs été remis in absentia au présentateur vedette de la nuit des Ebony, Yves Zogbo Junior.
Genèse de la création du prix Ebony
Au programme de l’évènement, ont figuré en outre, une série d’allocution dont celle du premier président et membre fondateur de l’UNJCI, Yao Noel qui a fait un tour d’horizon de l’historique de la création de ce prix, « En tant que président fondateur de l’UNJCI, lorsque le secrétaire général honorat de yedagne m’a proposé la création de ce prix, j’ai été très réservé en raison de mes liensfamiliaux avec Noël Ebony. Je ne voulais pas susciter des réactions du genre le neveu a créé un prix qui porte le nom de son oncle défunt. Aujourd’hui ce prix a fait un bout de chemin et est une référence dans le milieu médiatique. Voilà pourquoi l’action du jeune confrère, Franck about et ses amis qui est bienvenue, salutaire, merci à eux et tous mes vœux de succès à ce cercle pour l’excellence et l’épanouissement du journalisme ivoirientoujours, un conseil d’ainé, en collaboration saine et fructueuse avec le conseil exécutif de l’UNJCI qui a créé ce prix ».Véritable pièce maitresse de la genèse de ce prix, Honorat de Yedagne, premier secrétaire exécutif de l’UNJCI a fait un flashback des raisons qui ont présidées au choix du nom Ebony dont sont estampillés les lauriers remis aux journalistes désignés vainqueurs du prix. « J’avais demandé à Yao Noel, de m’autoriser à créer un prix d’excellence pour instaurer la culture de l’excellence dans le domaine du journalisme. Je me tourne donc vers Frédéric Ramel, je lui dis je veux créer un prix, qui peut porter ce prix a ton avis ? Ce dernier m’a parlé de Noel X Ebony. Moi-même je ne l’avais rencontré qu’une seule fois. Mais Frédéric Ramel a réussi à me convaincre de deux choses, la première c’est que c’est un autodidacte, la seconde chose, il a été lé seul et unique journaliste de l’histoire de la Côte d’Ivoire à avoir dit non à Houphouët Boigny. Il avait écrit un article qui a déplu à Houphouët qui l’avait convoqué et sermonné par la suite à la présidence. Quand il est revenu à la rédaction de fraternité matin, il a rendu sa démission et s’en est allé en exil pour diriger un autre journal. C’est ce qui m’a déterminé parce que c’est ce qui le définit. Je n’ai pas donné son nom Ebony parce qu’il était l’oncle du président-fondateur de l’UNJCI, Yao Noel, mais je l’ai fait par conviction », a-t-il souligné en guise de piqure de rappel.
Charles Assagba