Retour des coefficients : Les enseignants font des précisions

Avec le retour des coefficients, certaines matières seront plus valorisées.

En plus du retour de la dictée, accueillie avec les vivats des acteurs du système éducatif, la ministre de l’Education nationale annonce également le retour des coefficients au collège, qui ne seront plus ex-aequo. Une mesure qui sonne le glas ‘‘des coefficients 1, ’’ appliqués pour l’ensemble des disciplines enseignées au collège.

De fait, selon des sources proches du ministère, en français et en mathématiques, les moyennes seront coefficientées par trois. Les sciences physiques, les sciences de la vie et de la terre et l’anglais seront multipliés par deux. Les autres matières à l’instar de l’histoire-géographie, l’Education physique et sportive, etc. resteront au coefficient 1.  

Coefficient

De l’œil de Kouamé Berthoni, porte-parole de la coalition des syndicats du secteur éducation-formation de Côte d’Ivoire (Cosefci), ces rétropédalages sont de nature à faire avancer l’école ivoirienne. «C’est une très bonne mesure. Elle permettra de mettre l’accent sur des matières très importantes comme le français et les mathématiques. En fait, lorsque toutes les matières se valaient avec les mêmes coefficients, les élèves n’avaient pas à fournir d’efforts dans ces deux matières qui sont pourtant clés dans le cursus scolaire», note-t-il.

Et le syndicaliste d’ajouter : «C’est l’absence des coefficients qui fait que certains élèves ont du mal à faire des phrases correctes alors qu’elles sont au lycée. Du coup c’est une très belle initiative pour briser cet élan. Mais la question qui reste posée c’est le choix du profil pédagogique. Il faut que le ministère décide une bonne fois pour toutes, la pédagogie à utiliser pour prodiguer les curricula de formations».

Salutaires

Kouassi Ekoun, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Cosefci), a une lecture plus pointilleuse.

«Ces mesures sont salutaires pour l’école ivoirienne. Mais la question de fond qui saute aux yeux dès lors, c’est l’opportunité des états généraux. Si la ministre peut prendre des décisions depuis son cabinet, pourquoi devrions-nous avoir recours à ses assises ?», s’interroge-t-il. Estimant que Mariatou Koné met la charrue avant les bœufs, l’enseignant exprime des appréhensions.

«Normalement, ce sont les conclusions des états généraux qui devraient orienter les décisions de Mme le ministre. Au cas où cette réunion fait un diagnostic qui requiert des panacées différentes, sur les maux auxquels elle s’attaque en ce moment, elle devra rétropédaler.

Charles Assagba

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