Après l’appel à la reprise du travail du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et la couverture maladie universelle, le personnel soignant a décidé au contraire, de durcir le mot d’ordre de grève. En cause, l’arrestation de certains parmi eux à Bouaké, ce jeudi. Selon Kangouté Maïmouna, membre du directoire de la Coordination des syndicats du secteur santé (Coordisanté), initiatrice de cet arrêt de travail de 4 jours, la grève passe à une autre étape. «Conformément à ce qui est écrit dans le préavis de grève, en cas d’arrestation de l’un de nos camarades, nous arrêtons d’assurer le service minimum sur le terrain. Et c’est ce que nous allons appliquer», a expliqué Kangouté Maïmouna, ce jeudi à Nord Sud. Selon elle, ce sera ainsi, jusqu’à la libération de leurs camarades grévistes. Deux ont été arrêtés par la police et quatre autres sont portés disparus, d’après la Coordisanté. Au ministère de la Santé, on insiste sur le retour des grévistes à la table de négociation. Le ministre ayant promis de faire adopter au prochain conseil des ministres les préoccupations du personnel soignant, son cabinet appelle à la reprise du travail.
Raphaël Tanoh