Après 5 jours de réflexion, la 5ème édition de la Session internationale de réflexion stratégique (Sirs) s’est achevée ce vendredi 26 novemebre 2021 à Cocody. Organisée par l’Institut d’études de stratégie et de défense (Iesd) du ministère de la Défense, en collaboration avec la France, cette rencontre s’est déroulée autour du thème : «Armées africaines et sécurité intérieure : Etat des lieux et enjeux pour le développement». Les experts de 25 pays francophones et anglophones ainsi que 4 organisations sous-régionales ont réfléchi sur les outils de décryptage et les clés d’analyse, pour l’amélioration du système de sécurité intérieure des pays africains. En termes de recommandations, les participants ont demandé, entre autres, de reformer le cadre juridique des interventions de missions de sécurité intérieure et d’«éviter la politisation de l’armée».
Il a aussi été recommandé la collaboration, la coordination et le partage d’informations entre les agences de sécurité nationale, sous-régionales et régionales ; la nécessité de renforcer la capacité des agents de sécurité intérieure, par un financement adéquat. Représentant le ministre d’Etat, ministre de la Défense, le général de division, Mambi Koné, a félicité les résultats de ces travaux. «L’implication des armées africaines dans la gestion de la sécurité intérieure de leurs pays est une réalité. Cela s’explique par l’émergence et l’amplification des menaces, de plus en plus hybrides et complexes, à l’intérieur même de nos Etats», a expliqué M. Koné. Pour lui, il est temps d’adapter la formation et l’équipement de nos forces de sécurité intérieure à ces réalités, avec une synergie entre les forces de sécurité intérieure et les forces armées. De même, dit-il, le caractère transnational de certaines menaces exige une collaboration entre différentes forces de sécurité. Car, explique le général de division, ces menaces ralentissent le processus de développement dans nos Etats.
Raphaël Tanoh