Les chauffeurs de taxi-compteurs manifestent depuis quelques jours contre les applications de transport, Uber et Yango. Ces derniers leur feraient une concurrence déloyale. Après une rencontre avec le ministre des Transports, la semaine dernière, il avait été décidé de la suspension de leur grève. Mais, de nombreux taxis n’ont pas circulé ce mardi à Abidjan. La raison ? Selon Drissa Diaby, président de l’Association des détenteurs de taxi-compteurs de Côte d’Ivoire, des individus se réclamant syndicats se sont postés à différents coins de rues de la capitale pour empêcher les taxi-compteurs de circuler. «Nous allons lancer ce mardi un autre appel au travail», signale Drissa Diaby.
Le problème avec les applications Yango et Uber, selon lui, a été provoqué par les chauffeurs de taxi, eux-mêmes. «Au début, ce sont eux qui collaboraient avec ces structures. Il s’est trouvé que pendant les heures de pointe, lorsque Yango ou Uber tentaient de les joindre, ils fermaient leurs téléphones. Alors que ce sont des entreprises qui ont besoin de fonctionner», rappelle Drissa Diaby. La conséquence, c’est que Yango et Uber ont fait appel à d’autres services. En l’occurrence des véhicules personnels. Des conventions ont même été signées avec des structures de transport, au détriment des taxis-compteurs.
«Nous demandons simplement que Yango et Uber payent des taxes comme nous», rappelle le responsable de l’Association des détenteurs de taxi-compteurs de Côte d’Ivoire. Lors de la dernière rencontre avec le ministre des Transports, il leur avait été proposé de privilégier la négociation. «Nous ne pouvons pas empêcher ces applications d’exister, parce qu’elles existent ailleurs. Nous ne pouvons que leur demander de se mettre en règle», reconnaît M. Diaby. Il est prévu un atelier sur la question dans les jours à venir.
Raphaël Tanoh