« Les autres quartiers doivent s’inspirer de Mossikro »
Traoré Fousséni est le président du Comité de restructuration et d’équipement des quartiers (CREQ) de Mossikro. Une structure de veille, visant à éviter les drames pendant la saison des pluies.
Il y a quelques années, Mossikro faisait la une des journaux pendant les saisons des pluies, à cause des éboulements. Comment avez-vous réussi à ramener la sécurité dans ce quartier classé zone à risque ?
En collaboration avec la mairie d’Attécoubé, nous travaillons depuis près de six ans à sensibiliser les populations sur les dangers des zones à risque. Nous n’attendons pas que la saison des pluies arrive pour le faire. C’est un travail au quotidien.
Qui sont ceux qui sont concernés par la sensibilisation ?
Il a été spécifié qu’il faut laisser une distance de 20 à 25 mètres entre les maisons et les flancs des collines. Ceux qui construisent au-dessus des collines, doivent également respecter la même distance entre leurs maisons et les abords des collines. C’est notre lutte de tous les jours.
Y a-t-il à Mossikro des personnes qui refusent de respecter ces consignes ?
Nous sillonnons le quartier fréquemment pour vérifier que ces dispositions sont respectées. Nous expliquons combien les personnes qui refusent de nous écouter sont contre le bien-être des populations de Mossikro. Tous ceux qui aiment le quartier, nous suivent. Quand on voit quelque chose qui ne respecte pas les normes, nous intervenons. Et lorsque la situation nous dépasse, nous en référons à la mairie d’Attécoubé.
Comment cette organisation fait-elle pour fonctionner ?
En mettant en place les Comités de restructuration et d’équipement des quartiers, la mairie nous a dotés de moyens qui vont avec. Dieu merci, depuis lors, nous n’avons pas connu de drame à Mossikro. Ici, l’organisation est très stricte. Nous ne plaisantons pas avec la sécurité des populations. Les autres quartiers doivent s’inspirer de Mossikro.
Entretien réalisé par Georges Dagou