Accident meurtrier de Touba : ce que révèlent les premiers résultats de l’enquête

Plusieurs défaillances techniques seraient à l'origine de l'accident.

Près de dix jours après le dramatique accident survenu sur l’axe Touba-Biankouma, qui a fait 39 morts, le ministère des Transports et des affaires maritimes a rendu publics les premiers résultats de l’enquête administrative et technique. Plusieurs défaillances ont été identifiées. Ce qui conduit le gouvernement à engager une série de réformes destinées à renforcer durablement la sécurité routière en Côte d’Ivoire.

Le ministère des Transports et des affaires maritimes a présenté, ce mercredi 22 juillet 2026, les conclusions préliminaires de l’enquête menée à la suite de l’accident survenu le 13 juillet dernier sur l’axe Touba-Biankouma, dans l’ouest du pays. La conférence de presse s’est tenue dans les locaux de la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), à Abidjan.

Animée conjointement par le directeur de l’Office de sécurité routière (OSER), Étienne Kouakou, le directeur de la Police spéciale de sécurité routière (DPSSR), le commissaire divisionnaire major Touré Abdul Kader, et le directeur du Développement technologique de la DGTTC, Stéphane Tiengouan, cette rencontre a permis de présenter les premiers résultats des investigations conduites par le Bureau Enquête Analyse Accident (BEA).

Les investigations ont révélé plusieurs irrégularités ayant contribué au drame. Parmi les principales défaillances figurent le surnombre de passagers transportés, des anomalies techniques affectant les pneumatiques ainsi que des manquements aux obligations administratives liées au véhicule.

Le rapport d’enquête fait également état de la crevaison du pneu avant droit du car. Selon les enquêteurs, cet incident, combiné aux autres insuffisances relevées, aurait provoqué la perte de contrôle du véhicule avant sa chute dans le fleuve Bafing, causant la mort de 39 personnes.

Face à ces constats, Étienne Kouakou a annoncé, au nom du ministre des Transports et des affaires maritimes, Amadou Koné, un ensemble de mesures destinées à améliorer durablement la sécurité du transport routier.

Le programme prévoit notamment la mise en place d’un dispositif national de formation des chauffeurs de transport en commun ainsi qu’un renforcement de la formation des gestionnaires des entreprises de transport. Le ministère entend également déployer une plateforme électronique permettant de contrôler la validité des assurances et des visites techniques des véhicules, tout en instaurant un registre numérique des passagers avant chaque départ.

Par ailleurs, les autorités annoncent un renforcement des contrôles techniques en collaboration avec les compagnies d’assurance, l’ouverture de discussions en vue de l’adoption d’une convention collective pour les chauffeurs du transport interurbain, le renforcement des Comités locaux de sécurité routière (CLSR) ainsi que l’obligation de détenir un permis de conduire de catégorie B avant d’accéder aux catégories de permis professionnels.

Marc Dossa

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