Après la communauté nationale, la scène de reconstitution des faits de viol sur le plateau télé de la Nouvelle Côte d’Ivoire (NCI), a interpellé l’Unicef. Dans une lettre ouverte aux médias ce mercredi 1er septembre, le Fonds des nations unies pour l’enfance indique que «l’incident de la nouvelle chaine ivoirienne est inexcusable». L’organisme onusien a sonné la charge pour la poursuite de la mobilisation en vue de clouer au pilori cette bourde de l’animateur Yves de M’Bella.
«L’Unicef condamne fermement les images et propos tenus lors de cette émission ainsi que tous les actes de violence, y compris le viol. Aucune violence à l’encontre des enfants ainsi qu’a l’encontre des adultes ne peut être justifiée. L’Unicef appelle les citoyens de la Côte D’Ivoire, les hommes et les femmes, les leaders et les médias, à se mobiliser contre tout acte de violence et sa promotion », souligne la note associée à l’hashtag ENDviolence.
‘’Représentatif d’une banalisation de la violence en général et de la violence sexuelle en particulier’’, cet incident, selon l’Unicef, rame à contrecourant des efforts coorganisés par l’Unicef et le gouvernement ivoirien pour lutter contre les violences faites aux enfants. Matérialisé en décembre 2020, par la campagne ‘’Réinventons une Côte d’Ivoire sans violence faite aux enfants ‘’, cette synergie avait révélé que 11% des garçons et 19% des filles ont été victimes de violences sexuelles pendant leur enfance, comme souligne la note.
«Ce n’est qu’à travers un engagement collectif que nous pourrons aspirer à une Côte d’Ivoire plus sûre, dans le respect des droits de l’homme pour chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien», clos la note.
Charles Assagba