À la faveur des Consultations nationales de la jeunesse, le gouvernement ivoirien renforce ses actions en faveur de l’insertion des jeunes. Deux conventions prévoient notamment la formation citoyenne et le stage de qualification de 5 000 diplômés d’État.
Le dialogue entre le gouvernement et la jeunesse ivoirienne s’est achevé sur des engagements concrets. À l’occasion de la clôture de la deuxième édition des Consultations nationales de la jeunesse, organisée dans le cadre de la Journée internationale de la jeunesse, le Premier ministre Robert Beugré Mambé et plusieurs membres du gouvernement ont échangé avec les jeunes sur leurs préoccupations, leurs aspirations et leur participation au développement national.
Présent à cette rencontre, le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, a procédé, avec le ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du service civique, à la signature de deux conventions destinées à renforcer la formation et l’insertion des jeunes.
La principale mesure concerne le dispositif Emploi jeune. La convention signée prévoit l’accès de 5 000 diplômés d’État à un stage de qualification de dix mois. L’objectif est de permettre à ces jeunes de consolider leurs connaissances, d’acquérir une première expérience professionnelle significative et de mieux préparer leur entrée sur le marché du travail.
Cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large du gouvernement ivoirien : renforcer progressivement les effectifs du secteur de la santé afin de mettre à la disposition des populations plus de 100 000 agents de santé à l’horizon 2030.
À terme, les deux ministères ambitionnent également d’accompagner plus de 20 000 diplômés d’État à travers des dispositifs leur offrant une expérience professionnelle qualifiante.
Pour Pierre N’Gou Dimba, cette politique ne répond pas uniquement à la question de l’emploi. Elle vise également à préparer une nouvelle génération de professionnels de santé capables de répondre efficacement aux besoins des populations.
La deuxième convention porte sur le Campus Citoyen, programme qui a déjà permis de former plus de 16 000 étudiants aux valeurs de civisme, de responsabilité, de discipline, de solidarité et de service à la Nation.
Pour le ministre de la Santé, cette dimension citoyenne doit accompagner la formation technique des futurs professionnels du secteur. Au-delà des compétences médicales et paramédicales, il s’agit de promouvoir des agents capables de faire preuve d’écoute, de respect, d’humanisme et de sens du devoir dans leurs rapports avec les patients.
Cette approche traduit la volonté de faire de la formation des jeunes un levier à la fois d’employabilité et de transformation des comportements professionnels.
Intervenant à la clôture des consultations, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a, pour sa part, insisté sur l’importance du dialogue permanent entre les pouvoirs publics et la jeunesse.
Selon lui, malgré la diversité des parcours et des réalités, les jeunes partagent des aspirations communes autour de quatre valeurs : la dignité, l’égalité, la participation et la confiance. Des attentes qui, a-t-il souligné, dépassent d’ailleurs la seule jeunesse et concernent l’ensemble de la société ivoirienne.
Pour y répondre, le chef du gouvernement a résumé la méthode de l’action publique en quatre verbes : « écouter, agir, rendre compte et vérifier ».
« Le thème qui nous rassemble aujourd’hui est particulièrement important et opportun, à savoir différentes réalités, aspirations communes. En effet, nous venons tous d’horizons divers. (…) Mais derrière ces différences, il y a quatre aspirations qui se rejoignent. Il s’agit de la dignité, de l’égalité, de la participation et de la confiance. Ces aspirations ne sont pas seulement celles des jeunes. Elles sont des aspirations de toute la Côte d’Ivoire. Le gouvernement, dans ces cas, va faire sa part à travers une méthode simple, mais qui a fait ses preuves. A savoir, écouter, agir, rendre compte et vérifier », a indiqué Beugré Mambé.
Cette démarche a notamment guidé les Consultations nationales de la jeunesse, organisées dans les 31 régions du pays. Elles ont permis d’évaluer les engagements pris en 2025, de recueillir de nouvelles propositions et de renforcer la participation des jeunes à la décision publique.
La deuxième édition des Consultations Nationales de la Jeunesse aura ainsi débouché sur une volonté affichée de passer du dialogue aux actes, en donnant aux jeunes davantage d’opportunités de formation, d’expérience professionnelle et de participation à la vie nationale.
M. Dossa