Les enseignants du supérieur privé ont tenu une conférence de presse ce lundi 18 juillet, à Adjamé, relativement au Brevet de technicien supérieur (BTS). Animée par le Syndicat des enseignants solidaires du supérieur privé (Sessup) et la Force novatrice des enseignants du supérieur (Fnesup), cette conférence a pointé du doigt la composition des secrétariats au BTS. «Malheureusement, ce lundi 18 juillet 2022, nous avons constaté pour seulement les quelques centres où nous avons mené nos enquêtes, que le manuel de procédure n’a pas été respecté. Nous avons encore des personnes qui ne sont pas enseignants comme membres de secrétariat du BTS. Nous avons des personnes qui sont vice-présidents de centre d’examen, et qui ne sont ni inspecteur général de l’enseignement technique, ni conseiller pédagogique de l’enseignement technique. Nous avons des chefs de secrétariat qui ne sont ni enseignant du secondaire technique, ni inspecteur d’orientation», a énuméré Guy Koné, le secrétaire général du Sessup.
Au cours d’une réunion tenue le samedi 16 juillet dernier avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dit-il, Prof. Adama Diawara a demandé la publication de la liste des personnes choisies pour les secrétariats avec leur profil, leur qualité dans le secrétariat, leur profession, le nom de l’établissement où ils enseignent. «Il avait demandé le respect des manuels de procédure qui stipulent entre autres que le président de secrétariat doit être au minimum un maître assistant; le vice-président doit être un inspecteur général de l’enseignement technique ou un conseiller pédagogique de l’enseignement technique. Le chef de secrétariat : un enseignant du secondaire technique ou un inspecteur d’orientation. Les membres: des enseignants, avec une autorisation d’’enseigner», a indiqué le conférencier. Or, dit-il, cela n’a pas été respecté ce lundi. En plus de cela, les enseignants exigent le paiement de leurs arriérés de correction du BTS 2019, et leurs arriérés de soutenance de 2021.
Raphaël Tanoh