On le sait, depuis le début de la semaine, les cours sont perturbés dans plusieurs localités du pays, entraînant souvent des scènes de violences. Comme chaque année, ces évènements se déroulent dans le mois de décembre, pour permettre aux élèves d’aller en congés de fin d’année. Eh bien, cela a fait l’objet d’une communication en conseil des ministres, ce mercredi. Pour le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, des consignes allant de «l’exclusion temporaire à l’exclusion définitif en cas de récidive», ont été données au ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, afin de punir les auteurs de ces troubles. Il pourrait même s’en suivre des sanctions judiciaires, selon le gouvernement. Des individus ont déjà été arrêtés lors des derniers cas de violence, a informé Amadou Coulibaly. Une procédure judiciaire a été ouverte à leur encontre. «Ces évènements sont graves», «intolérables», «inacceptables», a reconnu le ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie. Mais ils restent tout de même «marginaux», pour lui. Car, à l’entendre, ce lundi, 27 départements sur 111 étaient concernés par les troubles. Aujourd’hui, seuls 9 départements ont été touchés.
Raphaël Tanoh