Le procureur requiert la prison à vie contre Soro et 20 ans contre ‘‘Soul To Soul’’, Affoussiata Bamba

Le procès des pro-Soro a repris ce mercredi avec le réquisitoire du procureur de la République et les plaidoiries des avocats.

A cette occasion, le procureur de la République, Adou Richard, a requis la prison à vie à l’encontre de l’ex-président de l’Assemblée nationale (PAN), Guillaume Soro, accusé de complot, tentative d’atteinte à l’intégrité de l’Etat. Egalement accusés des faits de complot, Adou Richard a requis 20 ans de prison ferme pour Koné Kamaraté Souleymane alias ‘‘Soul to Soul’’, Affoussiata Bamba-Lamine, Touré Moussa, Issiaka Fofana, ainsi que tous les militaires impliqués dans cette affaire. Il s’agit de  Kassi Kouamé Jean-Baptiste, le commandant qui a donné l’ordre d’aller jeter les armes à la lagune ; Débré Souleymane, Kamagaté Adama alias killer, Silué Neguerdjomon Emmanuel, Bamba Souleymane, Dosso Seydou, Koné Ardiouma, Traoré Lamine, Fofana Kouakou, Sess Soukou Mohamed, Fofana Bouaké, Traoré Babou.

17 mois fermes

Enfin, Adou Richard a requis 17 mois de prison ferme pour Alain Lobognon, Soro Yedjossigue Simon, Soro Rigobert et Sekongo Félicien, accusés des faits de divulgation de fausses nouvelles, trouble à l’ordre public. Le conseil des avocats de l’Etat, avec à sa tête Me Méité Abdoulaye, a demandé la somme de 5 milliards FCFA aux accusés comme préjudices causés à l’Etat.

Défense

Les avocats de la défense constitués, entre autres, de Me Traoré Drissa, Diallo Abdoulaye, ont demandé au président du tribunal Charles Bini, de surseoir à ce procès conformément à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) fin 2020 et de laisser les accusés rentrer chez eux.

Selon Me Traoré Drissa, le fait que la Côte d’Ivoire se soit retirée de la déclaration de la Cadhp ne change rien. Car, en droit, dit-il, la rétroactivité n’existe pas. En outre, les avocats de la défense ont expliqué que l’accusation n’a pas réussi à apporter des preuves tangibles pour les faits de complots et de tentative d’atteinte à l’intégrité de l’Etat. La bande audio où on entend Guillaume Soro donner des ordres ? Elle date de 2017, selon la défense. Les armes ? Pas suffisant pour inquiéter un Etat. Le juge a renvoyé le procès au 23 juin prochain pour le verdict. À noter que les accusés ont déjà passé 18 mois en prison.

Raphaël Tanoh et Ahmed Coulibaly

Related posts

Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du RHDP : « le Président Ouattara se porte très, très bien »

Réforme du code électoral : l’article sur les parrainages adopté à l’unanimité, malgré les réserves du PDCI

Convoqué par le procureur: ce qui est reproché à Assalé Tiémoko

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Lire la suite