Pierre angulaire de la formation universitaire ivoirienne depuis l’année académique 2012-2013, le système Licence Master Doctorat (LMD) est sujet à «des contraintes de toutes natures» qui complexifient l’effectivité de sa mise en œuvre dans les institutions d’enseignement supérieur.
Pour apporter une réponse efficiente à cette problématique, le conseil des ministres de ce jour a décidé d’initier «une deuxième phase du déploiement du système LMD, en vue de la consolidation et l’approfondissement, en privilégiant davantage ce système centré sur les besoins des apprenants et en mobilisant les parties prenantes externes, notamment le monde professionnel».
Articulée autour de deux axes prioritaires, cette seconde phase prévoit d’emblée une «mise à niveau urgente des infrastructures universitaires et des équipements pédagogiques notamment numériques».
En sus, une cellule LMD sera intégrée au ministère de l’Enseignement supérieur en vue «d’accompagner les institutions d’enseignement supérieur tout au long du processus de finalisation de la mise en œuvre du système LMD en Côte d’Ivoire.
Une refonte qui permettrait au gouvernement de juguler l’épineux problème de l’inadéquation formation-emploi et par ricochet d’opérer une revue à la baisse du taux de chômage des diplômés en fin de cycle universitaire.
Charles Assagba