Le conseil des ministres a adopté ce mercredi plusieurs décrets dans le domaine de la santé. L’un d’eux transforme l’établissement public à caractère administratif dénommé INFAS en établissement public hospitalier national. D’après le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, ce nouveau dispositif permettra de rehausser la qualité de la formation initiale et la formation continue dispensées par l’établissement. Et de mettre à la disposition du système hospitalier, du personnel qualifié.
Un autre décret porte attribution organisation et fonctionnement de l’établissement public hospitalier national dénommé Centre national d’excellence, de prévention et traitement de l’insuffisance rénale (CNPTIR), conformément à la réforme hospitalière. Ce décret modifie et organise la gouvernance de l’établissement et introduit diverses innovations pour améliorer davantage la réalisation des activités de prévention et de prise en charge des patients. Il étend les missions du CNPTIR, avec l’élargissement des services de soins, particulièrement pour les enfants dont l’état de santé nécessite une hémodialyse ou une transplantation rénale.
Un troisième décret transforme le Fonds national de lutte contre le Sida en un établissement public national à caractère administratif, social culturel et environnemental, en vue de renforcer la résilience du système national de santé face aux défis épidémiologiques. Il s’agit, à entendre le porte-parole du gouvernement, de diversifier, entre autres, les sources de financement, d’améliorer la gouvernance, d’élargir le périmètre d’invention à d’autres urgences prioritaires, telle que la tuberculose, la santé maternelle et infantile.
Raphaël Tanoh